Le monstre

2055 Words
Nina pensa sérieusement à partir dans l'autre sens en courant mais elle savait bien que cela ne servait à rien. Il l'avait vu. Elle regretta un instant de ne pas avoir accepté la proposition de Liam mais se repris et se décida à ignorer Viktor en passant. Il s'était placé juste à côté de l'entrée stratégiquement. Elle était obligée de passer prés de lui si elle voulait pouvoir entrer dans le bâtiment. Elle s'élança déterminée en évitant son regard. - Bah alors chérie, on dit même plus bonjour ? Dit-il en lui attrapant le bras. Il serait tellement fort qu'elle eu un petit gémissement de douleur. - Viktor, toi et moi c'est fini depuis deux mois maintenant. Lâche mon bras et sort de ma vie. - Haha t'es trop drôle mon coeur, dit-il en souriant beaucoup trop fort et en serrant son bras un peu plus lorsque deux filles passèrent prés d'eux. Elles le regardaient avec un air rêveur. Il avait l'air du parfait petit ami alors qu'il n'était qu'un psychopathe. Nina eu envie de lui hurler de la lâcher et de leur crier que non, Viktor Krepsky du baseball n'était pas un petit ami équilibré et bienveillant. - J'ai eu une jolie surprise hier. J'ai voulu passer voir ma petite amie après mon cours et imagine ma surprise quand je suis arrivé dans sa chambre ! Elle était vide. Sa manière de prononcer la dernière phrase et son regard envoyèrent des frissons d'effroi dans tout le corps de Nina. - Viktor je n'ai pas le temps pour ça. Je dois aller en cours. On est plus ensemble et on ne se remettra jamais ensemble. Mets toi ça dans la tête. Viktor lui broya le bras et la raprocha violement de son visage tout en gardant son sourire de psychopathe pour que personne ne se rende compte de ce qui se passait. - Nina je crois que j'ai été bien assez patient avec toi. Je t'ai laissé l'été et je t'ai même laissé la semaine de la rentrée mais je commence à m'impatienter. T'étais où hier et où sont tes affaires ? - Encore une fois, ça ne te regarde pas. Si tu continu à roder autour de moi comme ça je te jure que je porte plainte. Viktor éclata d'un rire glaçant et elle fut certaine maintenant que le sang ne circulait plus dans son bras. - Qu'est ce que tu crois que la police va avoir à foutre d'une petite p*****e menteuse qui s'attaque au joueur vedette de baseball de l'université ? Tu sais combien mon père verse d'argent au directeur chaque année ? - Tu ne t'en sortiras pas comme ça Viktor. Tu ne me fais pas peur. La police sera obligé de prendre ma plainte. - Hahaha... Tu n'es rien sans moi sale conne. Maintenant tu fais la fière avec tes longues jambes mais je te rappelle que c'est moi qui t'aies récupérée quand tu étais une grosse vache depressive et que tu chouinais tout le temps parce que tu étais seule. Comme à chaque fois que Viktor s'attaquait à elle, il savait taper exactement là où ça faisait mal et des larmes de haine et de frustration coulèrent le long de ses joues. - Lâche moi ou je hurle. - Tu n'es rien sans moi sale p*****e ingrate ! Rien ! - Lâche moi répéta-t-elle plus fort. Pourquoi est-ce que tu ne vas juste pas continuer à coucher avec tes maîtresses ? Laisse moi tranquille ! Viktor commençait vraiment à s'enerver et son beau visage fut déformé par une grimace de haine. Il sera le poing et elle cru un instant qu'il allait la frapper devant tout le monde. Il se repris inextremis et passa la main dans ses cheveux pour se reprendre et replaça son sourire parfait sur ses lèvres. - Tu es à moi Nina. Que tu le veuilles ou non tu m'appartiens. Et je n'accepte pas qu'une chose qui m'appartient décide comme ça de me larguer. Compris ? Nina eu un gros sanglot et se sentie désespérée. Elle avait mal, elle avait peur et elle ne comprenait pas ce qu'elle avait fait pour se retrouver dans cette situation. Qu'est ce qu'elle avait fait pour mériter ça ? - Y a-t-il un problème ici jeunes gens ? Nina se retourna vivement vers son professeur d'histologie et manqua de s'évanouir de soulagement. - Oh non aucun monsieur, juste une dispute de couple. Vous savez comme elles sont, dit Viktor nonchalement en levant les yeux au ciel. - Non jeune homme. Je ne sais pas. Mademoiselle Roy j'ai à vous parler d'un devoir que vous aller avoir à rendre. Vous pouvez entrer avec moi ? De toute manière le cours va débuter dans quelques minutes. Nina béni silencieusement son professeur et Viktor lâcha doucement son bras en levant les mains en l'air. - Compris Doc ! A plus tard mon coeur. On finira cette discussion promis. Il se retourna et s'en alla vers sa voiture les mains dans les poches en sifflotant. - Est-ce que ça va Mademoiselle ? - Oui, oui oui. Merci beaucoup Monsieur. - Est-ce que vous voulez que nous appelions la sécurité du campus ? - Non. Ne vous en faîte pas ça va aller merci. Le professeur la regarda d'un air soucieux pendant quelques instants et fixa ensuite son bras qu'elle frottait discrétement. - D'accord. Alors faîtes attention à vous et si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à venir me voir. Nina hocha la tête et se sentie une nouvelle fois honteuse. Pourquoi avait elle à faire subir ça à son entourage ? - Je connais les animaux de cette espèce Mademoiselle Roy. Il faut s'en débarasser avant qu'ils ne deviennent trop dangereux. Il lui sera doucement l'épaule et lui sourie. Allez venez en cours nous sommes déjà en retard. Nina ne vit pas le cours passer. Elle n'entendit même pas ce que disait le professeur. Viktor atteignait un nouveau niveau. Celui de l'agresser impunément en public. Elle devait faire quelque chose mais ce qu'il avait dit était vrai. L'université étoufferait l'affaire, voir la menacerait de renvoi si elle m'était en péril l'empire Krepsky et la police ne prendrait peut-être pas sa plainte. Rien que la non réaction de toutes les personnes qui étaient passées devant eux avant le professeur était parlante. Et que se passerait-il si quelqu'un apprenait qu'une plainte pour violence avait été déposée contre Viktor ? Les gens en parleraient. Elle serait traitée de menteuse et trainée dans la boue. Elle n'avait ni l'énergie ni le temps pour ça. Elle massa une nouvelle fois son bras et essaya de se persuader que Viktor finirait par se lasser et la laisser tranquille. Elle finit par sortir son téléphonne et écrit une message à Maria. "Maria ?" Elle n'attendit la réponse que quelques minutes. "Oui ? Tout va bien ?" "Il était là quand je suis arrivée devant mon bâtiment." "m***e. Ca va ? Est-ce que tu veux que je vienne te chercher ? Comment tu t'en es sortie?" " Il m'a attrapé par le bras et m'a menacée. Je crois que je vais avoir un bleu..." Elle essaya de s'en empêcher mais fini par envoyer le prochain message. "J'ai peur Maria. Personne n'a rien vu à part mon professeur qui m'a fait rentrer." " Tu ne rentres pas toute seule. Vient travailler au Coffeez. Je viendrais te chercher à 16h et on rentrera ensemble à la fin de mon service." "Tu es sûre ? Je ne veux pas t'embêter..." "Tu ne m'embêtes pas le moins du monde Nina. Je suis là et il ne t'approchera pas tant que je serai là." "Merci" "Essaie de te calmer et de te concentrer sur ton cours. Je serai là quand il finira." Nina reposa son téléphone et se senti légèrement soulagée. Maria viendrait la chercher et Viktor tenait bien trop aux apparences pour l'attaquer devant témoin. Lorsqu'elle sorti du bâtiment, Nina vit Maria sur le parking et la voiture de Viktor partir en trombe. Elle ne put s'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment et avança vers Maria en l'appelant. - Maria ? - Oh salut Nina ! Ça va ? - Ça va... Est-ce que tu étais en train de parler à Viktor ? Ça va toi ? - Oh oui ! Quand je suis arrivée il attendait tranquillement adossé à sa voiture. Ça m'a fait un peu vriller. - Tu lui as dit quelque chose ? - Je lui ai rappelé que j'avais des contacts dans l'équipe médical de baseball et que je pouvais ruiner sa réputation en parlant aux bonnes personnes. Et je lui ai dit qu'à présent tu n'étais plus seule et qu'il valait mieux qu'il se casse maintenant. - Waw. Waw, fit Nina un sentiment de soulagement intense déferlant dans sa poitrine. Waw, merci Maria, dit elle en s'effondrant en larme. Finalement elle devait avoir eu encore plus peur qu'elle ne le pensait. Maria s'approcha d'elle et la pris dans ses bras. - Hey chica, je t'avais dit que je serais la pour toi. Les hommes de cette espèce ne sont pas facile à dissuader. Il essaiera peut être de revenir. - C'est la première fois qu'on le défend. Qu'on me soutient depuis ma mère. Maria la serra un peu plus fort. - Et bien tu ferais mieux de t'habituer. Je propose que tu viennes travailler au café tous les soirs ou tu finis avant moi d'accord ? Je pourrai te réserver une table calme et un peu isolée pour que tu travail. Ça t'irait ? - Oui ce serait parfait. Merci beaucoup. - C'est normal. Le mois prochain je rend mon tablier ! Allez vient ma pause n'est malheureusement pas éternelle ! Elles marchèrent côte à côte jusqu'au Cofeez et Maria l'installa à la table dite isolée pour qu'elle travaille. Lorsqu'elle eu une seconde pause, Maria s'approcha d'elle avec une tisane bien chaude et un muffin. - Tiens mange et bois ça ça va te faire du bien. En plus je suis sûre que la tisane est bonne pour les neurones. Regarde moi ! Nina rit et la remercia pour ses attentions. Quand elle voulu sortir son porte feuille Maria l'arrêta. - Offert par la maison ! Il faut bien avoir quelques avantages à travailler ici. - T'es super courageuse d'empiler autant de choses. - Oh tu sais... Je n'ai pas vraiment le choix. J'adore étudier ici mais ça coûte très cher et mes parents ne roulent pas sur l'or alors... "you want a Maserati? You better work b*tch" même si dans ce cas je ne veux pas une Maserati comme Britney je prend la citation ! - Moi je pense que tu devrais chanter dans les bars. Tu deviendrais une physio super star et tu gagnerais plein d'argent. - Hummmm... Y a de le l'idée ! Je vais me renseigner. Elle rirent et Nina se sentit encore mieux. - Nate, Matt, Leo et Liam ont été à 2 voitures différentes à l'entraînement du coup je pensais demander à Nate de passer nous prendre en rentrant de l'entraînement. Il finissent à 18h30 ça te va? - Oui oui très bien. - Ok j'y retourne à tout à l'heure ! Bosse bien. - Merci toi aussi ! Lorsque Maria fut de retour derrière le comptoir, Nina ne pu s'empêcher de rougir un peu en pensant à Liam et au moment qu'ils avaient passé ensemble le matin. Puis elle revit le visage de Viktor déformé par la rage et du désespoir vint lui serrer la poitrine. Comment pouvait elle espérer être heureuse avec quelqu'un d'autre avec Viktor rodant autour d'elle et la surveillant. Si elle tentait quoi que ce soit avec Liam, Viktor finirait par le savoir et leur pourirait la vie. Elle decida de laisser tout ça de côté pour l'instant et se focalisa sur ses cours. Lorsqu'elle releva la tête 1h15 plus tard, Les garçons entraient en riant dans le café et Maria sortait des vestiaires sans son tablier et avec sa veste. Elle salua les garçons en rangeant ses affaires et Maria leur demanda joyeusement comment s'était passé l'entraînement. Un concert de grognement et de plainte lui répondit et elle eclaterent de rire. Ils restèrent parler 10 minutes au café puis se mirent tous en route. Elle se retrouva, on ne sait comment, seule avec Liam dans la deuxième voiture.
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