Lydie referma la porte de son appartement, le clic résonnant dans le silence. Luc venait de partir, ses excuses encore suspendues dans l’air comme une brume épaisse. L’odeur de la tarte aux pommes de Mme Lefèvre, laissée sur la table, se mêlait à celle, persistante, de la pizza et du thé à la menthe de la veille. Sophie, sa colocataire, rangeait les assiettes dans la cuisine, jetant des regards discrets à Lydie, qui s’était effondrée sur le canapé, un plaid enroulé autour des épaules. La lumière tamisée des lampes projetait des ombres douces sur les murs, mais l’ambiance était lourde, chargée des mots de Luc – “J’étais brisé… Je suis désolé” – et de la méfiance de Lydie. « Tu veux en parler ? » demanda Sophie, essuyant ses mains sur un torchon avant de s’asseoir à côté d’elle. Ses lunette

