1ER TOURS

1009 Words
*Sam* était vraiment dans tous ses états, mais sa mère lui donna du courage. --- *Chez Oscar*, dès son réveil, sa mère lui suggéra que le mieux serait d’abandonner ce projet de musique qu’il avait en tête. « Maman, comment tu peux me dire ça ? » s’exclama-t-il. « Tu sais très bien que la musique, c’est ma passion. » « Oui, je sais, Oscar. Mais tu sais aussi que c’est très stressant de jouer devant le public, surtout avec ta maladie », insinua-t-elle. « Maman, quoi que tu dises, ça ne me fera pas changer d’avis. J’irai et je n’abandonnerai pas », suggéra-t-il. « Mais Oscar, écoute… Imagine que, lors du concours, devant le public, tu fasses une crise. Imagine ce qui pourrait se produire, mon fils », lui dit-elle. « Maman, rien n’arrivera, d’accord ? » « OK, d’accord. » --- *LE LENDEMAIN* *Kim*, comme prévu, débarqua chez *Théo* pour qu’ils puissent aller au club, car Théo n’avait pas de moyen de déplacement, contrairement à son cousin Fazino. « Salut, Théo. » « Oui, j’arrive, tout de suite. » Quelques instants plus tard, il sortit de la maison. « Kim, tu es vraiment venu me chercher ? » demanda-t-il avec enthousiasme. « Oui, bien sûr. Tu as oublié ? Je te l’avais promis. » « Merci, Kim, c’est vraiment gentil », dit-il. « Allez, monte », répliqua Kim. Ils finirent par partir. *Fausto*, qui observait tout par la fenêtre, était en colère du fait que son neveu trouve un moyen d’être heureux. Car si ce n’était que de lui, son neveu marcherait toujours à pied. Kim et Théo arrivèrent sur les lieux. Kim allait déposer son sac dans la salle réservée aux affaires des candidats, pour que tout reste en ordre, quand *Vastille* et *Sam* firent leur entrée. Vastille, voyant Kim de loin, décida immédiatement d’aller lui dire bonjour. Il était clair qu’elle avait un faible pour lui. Cela déplaisait cependant à Sam. « Sam, attends-moi. Je vais dire bonjour à Kim », dit-elle. « À Kim ? Mais Vastille, depuis quand toi et cet homme êtes-vous devenus si proches ? » s’écria-t-il. « Sam, j’ai le droit de saluer qui je veux. Je sais que tu ne l’aimes pas, mais tu ne peux en aucun cas m’obliger à le détester », répondit-elle fermement. « OK, vas-y. Je ne peux pas te retenir. À plus. » Il se retourna, en colère, en direction du bureau du directeur Hong Luc pour le saluer. Vastille, quant à elle, se rendit dans la salle où chacun posait ses affaires, dans l’unique but de voir Kim. « Salut, Kim. » « Ah, salut Vastille. Et ce matin, ça va ? » « Ça va, et toi ? » « Ça va. » Elle attendit quelques minutes avant de reprendre la parole. « Dis, Kim, tu viens d’où ? » « De San Pedro. » « San Pedro ? À pied ? » « Non, avec mon véhicule », répondit-il. « Hum, tu as de la chance, toi. Moi je suis à Jeriko. » « Jeriko ? Mais c’est le quartier qu’on traverse juste avant le nôtre », s’exclama-t-il. « Oui, c’est ça. » « Alors, qu’est-ce que tu dirais si je te déposais chaque fois chez toi avant de rentrer ? Toi et Théo, bien sûr. » « Waouh, je suis d’accord. C’est génial. Tu viens de m’enlever une épine du pied. » Pendant ce temps, Sam écoutait leur conversation, caché dans un coin. Il vit que Kim était venu tout lui reprendre, même l’attention de Vastille. L’encadreur et monsieur Hong Luc les rassemblèrent pour annoncer que la première compétition aurait lieu dans deux jours. « À partir d’aujourd’hui, il n’y a plus de repos. Entraînement sur entraînement. Vous allez apprendre à composer correctement votre propre musique. » Ce fut une matinée riche en apprentissage, où l’encadreur leur donna des cours de musique. À la fin des cours, Vastille suivit Kim sans prévenir Sam. Elle se fit remarquer par lui. « Kim ! Kim ! » s’écria-t-elle en accourant de loin. « Vastille, j’avais complètement oublié. Je voulais déjà partir avec Théo. Allez, monte. » « D’accord, allons-y. » « Je dépose Théo chez lui, et toi et moi, on continue », dit-il. « Théo, j’espère que ça ne te dérange pas ? » demanda-t-il. « Non, Kim. Tu as le droit de raccompagner qui tu veux. Moi, je n’ai aucun problème. » Ils démarrèrent et s’en allèrent. *Fazino*, qui observait tout de loin, vit Sam sortir de la salle. « Fazino, tu n’aurais pas vu Vastille ? » demanda-t-il. « Mais bien sûr. Elle vient tout juste de monter dans le véhicule de Kim, avec mon cousin. » En entendant cela, le cœur de Sam se remplit de désespoir, par peur d’avoir perdu définitivement Vastille. --- *Le soir*, à table chez Oscar, en présence de ses parents, il leur annonça la bonne nouvelle. « Papa, la première compétition est dans deux jours. » « Dans deux jours ? » répliqua sa mère. « Oui, maman. Et je suis plus déterminé que jamais à gagner », insinua-t-il. « Tu devrais bien réfléchir, Oscar », lui conseilla son père. « Si jamais on découvre que tu souffres de cette maladie, ils n’hésiteront pas à te renvoyer », ajouta-t-il d’un ton ferme. De son côté, Vastille composait une musique et ne voyait que le beau visage de Kim, quand sa mère l’interrompit. « Dis, Vastille, qui était ce jeune homme qui t’a ramenée dans son véhicule ? Il a l’air riche », ajouta-t-elle. « Oui, maman. C’est un ami. Lui aussi participe à la compétition, bien qu’il soit fils de riche. » Pendant ce temps, Sam, assis sur une chaise, s’appliquait avec ardeur, le cœur rempli de chagrin. « Il faut que je gagne cette compétition. Il le faut. Je dois humilier cet imbécile qui essaie de tout me voler », murmura-t-il, le désespoir dans la voix. --- *2 jours plus tard……* Le moment tant attendu était arrivé, après quelques jours d’entraînement intensif.
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