chapitre 15 : le secret de la grande mère

1237 Words
La pluie avait cessé depuis des heures, mais l’air restait chargé de tension. Éliane se tenait dans le vieux bureau de sa grand-mère, une pièce qu’elle n’avait jamais explorée. Les rayons de la lune passaient à travers les vitres poussiéreuses, dessinant des ombres sur les murs. Elle avait trouvé la clé la veille, cachée dans un ancien livre de finances. Aujourd’hui, elle allait découvrir ce que sa grand-mère lui avait laissé au-delà de l’argent. Elle approcha d’un coffre ancien, massif, sculpté dans du bois sombre. Son cœur battait à tout rompre. Chaque pas résonnait dans la pièce silencieuse. Ses mains tremblaient légèrement tandis qu’elle insérait la clé dans la serrure. Un clic. Le coffre s’ouvrit. À l’intérieur, Éliane trouva : Des documents anciens Des lettres manuscrites Une série de contrats avec des noms qu’elle connaissait… mais certains qui lui étaient totalement inconnus Puis elle vit une boîte en métal. Elle l’ouvrit et découvrit une pierre précieuse rouge, brillante comme le sang. Mais ce n’était pas le plus important. Sous la pierre, il y avait un dossier secret, marqué du sceau de la famille. Elle l’ouvrit et lut les premières lignes à voix basse : — « À celle qui sera l’héritière légitime… » — « Ce qui suit changera tout ce que tu pensais savoir sur notre famille… et sur ton destin. » Son regard s’agrandit. Chaque phrase semblait plus incroyable que la précédente. Sa grand-mère avait créé un réseau secret d’influence. Une organisation qui contrôlait l’économie, les banques, et même certaines décisions politiques dans le pays. Mais ce n’était pas tout. Un nom revenait encore et encore dans les documents : Adrian Delacroix. Il était lié à cette organisation depuis des générations, mais personne ne devait savoir qu’il connaissait Éliane. Éliane sentit un frisson la parcourir. — « Adrian… » murmura-t-elle. Soudain, la porte du bureau s’ouvrit brutalement. — « Je savais que tu viendrais ici. » Adrian était là. Éliane se retourna, surprise mais pas effrayée. — « Comment… ? » demanda-t-elle. — « Je surveille cet endroit depuis que tu as trouvé la clé », répondit-il calmement. Il s’approcha, le visage sérieux. — « Ce que tu tiens entre les mains… » continua-t-il, sa voix basse. — « C’est le véritable pouvoir de ta famille. » Éliane sentit son souffle se couper. — « Alors tout ce que ma grand-mère m’a appris… » murmura-t-elle. — « N’était qu’une partie de la vérité. » Adrian hocha la tête. — « Exactement. Et Alexandre le sait aussi. » Elle leva les yeux vers lui. — « Quoi ? » — « Il a découvert une partie du dossier avant toi. » Un froid glacé parcourut son dos. — « Alors il va venir… » dit-elle. — « Il va tout tenter pour me le prendre. » Adrian s’approcha encore plus près, si près qu’elle pouvait sentir son souffle. — « Mais cette fois, tu n’es pas seule. » Éliane le regarda attentivement. Son cœur battait plus fort. — « Pourquoi m’aides-tu vraiment, Adrian ? » demanda-t-elle. — « Parce que je crois en toi », répondit-il simplement. — « Et parce que si tu tombes, ce pays perd la seule héritière capable de changer le destin de ce Cercle… » Elle sentit une vague d’émotion la traverser. Mais elle n’avait pas le temps de réfléchir. Une lumière rouge clignota soudain sur son téléphone. Un message. « Rendez-vous dans 30 minutes. — Alexandre » Éliane sentit son estomac se nouer. Adrian posa une main sur son épaule. — « Il vient pour toi. » Elle prit une profonde inspiration. — « Alors… il est temps de montrer ce que je vaux vraiment. » Elle ferma le coffre, prit le dossier et la pierre précieuse, et se dirigea vers la sortie. La pluie tombait de nouveau dehors. La nuit était loin d’être terminée. Et dans l’ombre, Alexandre l’attendait déjà. La pluie frappait les vitres du penthouse comme un tambour sourd. Éliane avançait dans le couloir, le dossier de sa grand-mère serré contre elle, la pierre rouge dans sa main. Chaque pas résonnait dans le silence oppressant de la nuit. Au bout du couloir, Alexandre l’attendait. Les lumières tamisées faisaient briller ses yeux sombres. Son sourire froid était exactement celui qui l’avait toujours énervée. — « Tu es en avance, » dit-il calmement. — « Non, c’est toi qui es en retard… sur tes plans. » répondit Éliane, le regard droit et défiant. Alexandre se rapprocha d’un pas, puis deux. — « Tu sais, je pensais que cette pierre et ce dossier… » il désigna la pierre dans sa main, « …me donneraient un avantage. » — « Mais tu n’as pas tout compris. » répondit-elle. — « Non ? » sourit-il, amusé. — « Tu as sous-estimé ma famille. Et moi. » Il plissa les yeux. — « Impressionnante comme toujours… » murmura-t-il. — « Mais il te manque encore quelque chose. » Éliane posa le dossier sur la table entre eux. — « Ce que ma grand-mère m’a laissé… » dit-elle, « …c’est le vrai pouvoir. Et ce n’est pas toi qui vas me l’enlever. » Alexandre s’arrêta net, ses yeux parcourant les documents étalés. — « Intéressant… » dit-il enfin. Puis son sourire disparut. — « Mais tu penses vraiment pouvoir me battre toute seule ? » À ce moment, la porte s’ouvrit et Adrian entra. — « Elle n’est pas seule. » dit-il calmement. Il s’approcha d’Éliane et posa une main légère sur son épaule. Le regard d’Alexandre changea. — « Adrian… » — « Oui, je suis là. » répondit Adrian. — « Et tu comptes intervenir… pour elle ? » demanda Alexandre, une lueur de défi dans les yeux. — « Non. Je compte juste qu’elle survive… » Adrian regarda Éliane, ses yeux trahissant une émotion qu’il n’avait jamais montrée. — « …et qu’elle gagne. » Éliane sentit un frisson la traverser. — « Vous avez tous les deux sous-estimé une chose, » dit-elle, sa voix ferme. — « Ma stratégie. » Elle ouvrit le dossier et commença à révéler certaines alliances secrètes, certains contrats, certains mouvements financiers que seule sa famille pouvait connaître. Alexandre blêmit légèrement. Il avait prévu de l’attaquer… mais pas de cette manière. — « Tu… » balbutia-t-il. — « Oui, moi », coupa Éliane. — « Et il n’y a pas que ça… » Elle tendit la pierre rouge. « Ma grand-mère savait qu’un jour tu tenterais de me détruire. Et cette pierre… elle symbolise ce pouvoir. » Alexandre fit un pas en arrière. — « Tu joues dangereusement… » murmura-t-il. — « C’est le seul moyen pour gagner. » répondit Éliane. Un silence s’installa. Puis Alexandre esquissa un sourire. — « Très bien… alors voyons qui est le plus fort. » Éliane sentit l’adrénaline monter. Tout ce qu’elle avait appris, tout ce qu’elle avait caché… Elle allait l’utiliser maintenant. Adrian observa la scène. Puis il murmura, presque pour lui-même : — « Protège-toi… et écoute-moi. Je ne laisserai jamais personne te faire du mal. » Éliane sentit son cœur se serrer. Mais elle ne laissa rien paraître. Elle savait que ce soir… C’était sa guerre. Et dans l’ombre derrière Alexandre, quelqu’un d’autre observait. Quelqu’un qui connaissait tous les secrets… Et qui attendait le moment parfait pour frapper. La pluie redoubla à l’extérieur. Le tonnerre gronda au loin. Et au moment où Éliane leva les yeux vers Alexandre…
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