Il arrive parfois qu’on ait besoin d’une roue de secours dans la vie,l’enfant de ROUBA et de Baye était la roue de secours de la belle mère de ROUBA.
Elle a perdu son fils et seul l’enfant de son fils peut l’aider à compléter ce vide,cet enfant constituait pour la mére du défunt Baye un souvenir de son fils.
-DONNES MOI MA PETITE FILLE.....disait elle à Coura
-Tata vous vous entendez parlé,cet enfant a besoin d’amour maternel,sa mère n’est pas en état de le lui donner ,je suis sa tante maternelle alors je suis la mieux placée pour la garder,c’est pour son bien que je le garde.
- Je suis sa grand mére,j’ai mis au monde son père,alors je suis dans mon droit le plus absolu pour réclamer sa garde
- Mais n’oubliez pas que vous n’avez jamais aimé la mére de cet enfant,vous avez fait voir à ROUBA toutes les couleurs,entre violences verbales et physiques,pour rien au monde je ne vous donnerai cet enfant,elle restera avec moi tant que sa mère ne sera pas sur pieds,s’il vous plaît je ne veux pas être désagréable avec vous,vous êtes plus âgée que moi et de surcroît vous êtes dans une période de deuil alors rentrez calmement et faites le deuil de votre fils dans les normes,en ce moment Baye a besoin de prières
- Et n’oubliez pas aussi que votre famille nous as sous estimé ,vous n’avez jamais voulu que ROUBA se marie avec mon fils parce que nous sommes des bijoutiers,c’est quoi être un casté,y’a t-il un symbole qui montre qu’un homme est casté? Évidemment que non,y’a t-il un Dieu pour les castés? Évidemment que non aussi maman,y’a t-il un cimetière pour les castés? Évidemment que non maman ? Si tu te rends au cimetière,comment vas tu reconnaître la tombe d’un casté? Tu ne le reconnaîtras jamais maman parce que sommes tous égaux devant Dieu,personne n’est inférieur ou supérieure aux yeux du seigneur par rapport à l’autre.
La caste est considérée comme une classe ou une catégorie sociale jouissant de privilèges jouant sur des prérogatives que certains possèdent sur les autres, qui font qu’une classe se croit supérieure à une ou toutes les autres. Ce sentiment renforce la discrimination raciale au Sénégal, réputé «un pays de la Teranga». D’un côté, il y a ceux qui se considèrent comme les plus nobles (les Guër) et, de l’autre, les basses classes: Teugg (forgeron, orfèvre), Laobé (sculpteur de bois en tout genre), Gueweul (griot) etc., car leurs métiers sont considérés par les premiers comme avilissants. Il y, a par ailleurs, un autre cas différent du lot «le jaam», l’esclave. Chaque classe a non seulement sa particularité, mais c’est surtout ce sont les premiers qui donnent de l’argent, qui récompensent par des pécules les derniers. Même à l’intérieur de cette prétendue «basse classe», il y a des refus de s’allier aux autres, par n’importe quel moyen. Cette tendance fait que d’autres lignes sont tracées entre ces différents pôles. La plus forte, c’est celle où le mariage est refusé à quiconque n’est pas de la même classe sociale. Dès lors, le mariage ne se fait qu’entre les gens de la même catégorie sociale.Alors, l’on se demande pourquoi un tel refus, sachant que tous les hommes naissent libres et égaux, que la même culture et la même foi en Dieu lient toute la communauté ? Sur quoi se fonde-t-on pour créer un respect de chaque classe si tous vivent dans la même société ? Qu’est-ce qui anime l’esprit de caste par rapport au mariage ? Ce désir de conserver la pureté de la race. Comment, dans un pays africain, marqué comme d’autres Etats, par une longue tradition d’avilissement dans l’histoire du continent noir: esclavage, colonisation, racisme etc., peut-on créer, entre frères de même couleur, cohabitant dans un même espace géographique, des différences raciales, des distinctions de classe ? Pourtant, il arrive de voir des parents refuser de marier leur enfant à une personne (de même confession religieuse) dont ils connaissent les origines. Mais les mêmes parents, dès que le prétendant est un étranger, pour ne pas dire un blanc, n’hésitent pas à accepter le mariage de leur fille ou fil avec ce dernier. Est-ce une manière de dire que mieux vaut marier son enfant à un inconnu plutôt qu’à un voisin.
- C’est pas ma décision mais celui de mes parents ,je n’en suis pour rien,d’accord ? On dit souvent qu’on ne peut aimer une poule et détester ses œufs ou encore détester la poule et aimer ses œufs,quand on aime un œuf ,on est censée aimer celle qui l’a reproduit vous ne pensez pas?C’est aussi la même règle dans la vie,quand on aime un enfant ,on est censé aussi aimer sa mère.
- Je t’en supplie Coura,laisses moi la prendre dans mes bras ne serait qu’une minute,j’en ai besoin,je viens de perdre son père et voir cet enfant me le rappelle,je t’en supplie,Ais pitié
Coura eut la chair de poule,ces mots l’avaient touché au plus profond de son cœur ,les mots de la dame semblaient sincères.
Tout en hésitant,elle lui donne le bébé qu’elle prit et serre très fort dans ses bras.
-Ma chère petite fille,je suis désolé de t’annoncer que tu ne verras jamais ton paternel,tu fais parti de ces enfants qui sont né orphelin de père,je t’aime et je t’aimerai comme j’ai aimé ton père,tu ne sais même pas à quel point je suis triste mais te voir me donne de l’espoir ,ton père est parti à jamais mais m’a laissé un souvenir très sacré,toi ma chère petite fille,de l’amour tu ne manqueras jamais ,je te protégerais toujours quoi qu’il puisse se passer,je t’aime ....dit elle en lui un bisou sur le front.
Elle ne voulait pas se détacher du nouveau,tellement qu’elle lui rappelle son défunt fils Baye.
-Tu as le même nez et les mêmes yeux que ton père,j’espère que tu héritera de sa gentillesse,de son humilité,de son esprit d’ouverture,ton père était un homme bien,plein de vertu.....disait elle les larmes aux yeux
-Je prie Dieu pour qu’il te donne une longévité,Coura laisses moi l’emmener avec moi ne serait ce que pour un jour ,je l’emmènerai ce soir
- J’aimerais beaucoup,je vois dans vos yeux tout l’amour que vous lui portez mais je suis navrée de vous dire que je ne pourrais pas vous laisser partir avec la fille de ma sœur,je suis responsable d’elle jusqu’à le retour de sa mère,s’il lui arrivait quelque chose,ce sera de ma faute et je ne veux pas de ça,je suis désolé
- S’il te plaît Coura
- Je suis désolé,donnez moi la petite s’il vous plaît
À contre cœur ,elle rend la petite à Coura sa tante maternelle.
-Ne vous inquiétez,cet enfant ne va pas disparaître,vous pouvez venir la voir tant que vous le voudriez
- Merci Coura
Elle donne encore un bisou sur le front de la petite avant de partir.
-Ndeysane j’ai même pitié d’elle,la petite et sa roue de secours....,disait Coura triste aussi.
De l’autre côté,Maguette la dame sage femme était en route pour le village en compagnie de l’ami du défunt Baye.
Elle avait l’air pensive
-Mme désolé d’être si indiscret mais vous avez l’air pensive,qu’est ce qui se passe ?
-Ah je pense juste à ROUBA,elle a tant souffert pour donner vie à son enfant et là elle se retrouve dans le coma et pour donner le coup de grâce son époux rejoint le ciel,ce qui lui arrive est très difficile,on ne le souhaiterait même pas à notre pire ennemi
-Ah ainsi va la vie,la mort de Baye a ému plus d’un,vraiment c’était un homme plein de vertu bien vrai qu’il avait un fort tempérament,il ne gardait jamais de la colère dans son cœur,il œuvrait toujours dans le social sans que personne ne soit au courant ,il disait toujours je ne le fais pas pour les personnes mais pour le seigneur,pendant la saison des récoltes ,tout ce qu’il récoltait,la moitié il l’offrait aux plus démunis au lieu de vendre ,ces personnes sont rares de nos jours,et malheureusement sa valeur a été connu après sa mort,ce qui est dommage.
-Le monde est ainsi maintenant,on ne rend hommage à une personne que quand il est mort et je pense que ça n’a plus de sens,nitt Danga koy wakhal aye bakh bakham si bamouy dound,il faut parler de la bonté de la personne de son vivant au lieu d’attendre qu’il meurt pour le crier sur tous les toits,ça n’a pas de sens en fait
-Exactement,bon....une autre chose,j’ai pas l’habitude d’écouter la conversation des autres mais tout à l’heure je vous ai entendu parler avec Tata Thiaba qu’il faut de l’argent pour l’hospitalisation de ROUBA,n’est ce pas?
- C’est exacte jeune homme,au moins cent mille francs par jour,c’est que le docteur a dit ,j’avais décidé d’en parler au chef de village,il pourrait peut être nous donner un peu d’argent de la caisse sociale du village.
-Bon.....avant hier Baye de son vivait m’avait demandé d’aller lui récupérer l’argent que des clients lui devait en ville,ce que j’ai fais ,d’ailleurs l’argent même est avec moi,je n’ai pas eu l’occasion de lui remettre son argent.
- C’est combien ?
-Quatre cent cinquante six mille francs
-Maintenant qu’allons nous faire?
-Cet argent pourrait servir à payer l’hospitalisation de ROUBA,j’en suis sûr que Baye s’il était là aurait déjà dépensé cet argent pour la santé de sa femme.
-Non on ne peut pas toucher cet argent sans le consentement de la famille de Baye,je pense que le mieux c’est de remettre cet argent à la mére de Baye.
-Mais cet argent revient de droit maintenant à la fille de ROUBA ,cette dernière en a besoin,ça peut servir ,on peut utiliser cet argent sans que personne ne le sache
-Non je ne suis pas d’avis,remets cet argent à la mére de Baye,l’argent d’un défunt est très sensible
-Ok comme vous voulez
C’est trois heures plus tard qu’ils arrivent à destination au village.
Les villageois accouraient vers eux pour s’en demander des nouvelles de ROUBA,certains d’entre eux se culpabilisaient du fait que ROUBA a eu une hémorragie parce qu’ils ont être désagréable avec elle en lui annonçant subitement la mort de Baye.
-Elle est tombé dans le coma et seul Dieu sait quand elle va se réveiller,alors je vous demande de prier pour elle.....dit Maguette aux villageois
Sans aller se reposer ,elle part chez le chef du village.
-Salam Aleykoum.....salue t-elle le chef du village
-Aleykoum Salam
Elle parle du chef de village du motif de sa venue ,elle lui explique en bref la situation de ROUBA.
-Je compatis vraiment à ce qui lui est arrivé,on organisera une journée de prière pour elle dans les plus brefs délai....dit le chef du village
-Ah merci,encore une fois vous nous montrez votre générosité
-Je ne fais que mon devoir de chef de village
-Maintenant nous voudrions que vous nous donnez une somme de la caisse sociale du village pour pouvoir payer l’hospitalisation de ROUBA qui coûte très cher même,je pense que la caisse sociale sert à ça ,n’est ce pas?
- Oui vous avez tout à fait raison,la caisse sociale c’est pour aider les habitants de ce village en cas de problème mais il se trouve que................
À SUIVRE
Que va être la réponse du chef de village ?
Donnera-t-il de l’argent pour l’hospitalisation de ROUBA?
Vos impressions et suggestions seront les bienvenues
À bientôt pour une nouvelle partie pleine de rebondissements et de surprises.