Elle se réveilla par l'horrible mélodie de son réveil. Elle le projeta loin dans la même pièce et se força à se lever en soupirant, agacée.
Eva n'avait rien d'important à faire jusqu'à ce qu'on lui propose une offre. Donc elle attendait que le soleil se couche pour passer à l'action.
Elle venait de prendre sa douche et de se rhabiller. Elle regardait l'heure. Six heure quinze. Les policiers n'allaient pas tarder à frapper à sa porte, lui annoncer la mort de son père. Par la même occasion, voir aussi la réaction de sa mère.
Toutes le deux vivent sous le même toit. Sa mère était si douce et si accueillante. Elle mettait de la joie là où elle se trouvait, ce qui plaisait à sa fille.
Alors qu'Eva descendit dans le séjour, elle salua sa mère par un baiser sur la joue et s'empresse de prendre un petit déjeuner. Pour elle, un assassin mange équilibré. Elle ne mange ni les choses trop gras ni sucrés ni même ceux qui ont pour habitude de rendre gros. Non. Elle se contentait seulement d'une pomme fraîche dès le lever du jour et cela lui suffisait.
Sa mère déposa quelques assiettes dans le levier et contempla sa fille de haut en bas. Eva, lui affichait son sourire.
_Où est père ?questionne-t-elle avant que sa mère ne parle.
_Je l'ignore très chère. Il n'était pas rentré hier soir, je suppose que son travail l'a encore retenu.
_Je vois...
Elle fit mine de s'inquiéter, sa mère la pris dans ses bras en la voyant. Le jeu d'acteur, elle savait la maîtriser à merveille que personne ne se doute si elle mentait, si elle était heureuse ou triste. On ne pouvait rien savoir.
On toqua à la porte et sa mère vint ouvrir. Eva s'attendait absolument à l'arrivée des policiers. Ces derniers annonçaient à la mère que son mari est mort et elle s'évanouit au sol. Eva accourue vers elle, avec l'esprit enjoué mais le visage inquiet. Elle prit sa mère dans ses bras. Un des agents l'aida à la transporter sur le canapé. Puis une longue interrogatoire pris placé entre eux.
_Toutes mes condoléances, vous étiez tellement proche de votre père.
Son regard se durcit. En effet, elle s'y attachait seulement pour le manipuler. Eva n'est pas le genre de personne qui se fait manipuler, c'est elle qui le fait.
Elle tombe en sanglots en cachant son visage dans ses mains.
_Nous aimerions vous poser quelques questions si cela ne vous dérange pas mademoiselle.
Elle sortie de sa cachette et les écoute.
_À quelle heure votre père était sorti hier soir ? Commença celui aux cheveux blonds.
_Vers dix-huit heures. Il a dit qu'il avait quelque chose d'important à faire, mentait-elle en détournant les yeux.
_Il fesait quoi à cette heure là à votre avis?
_Il me semble qu'il aille voir certains amis. Parfois ça lui arrive qu'il rentre tard mais pas plus qu'à minuit.
L'agent ne semble pas satisfait des réponses. Le regard d'Eva s'endurcit de plus en plus, elle fusillait le second policier du regard. Celui-ci se racla la gorge avant d'interroger :
_D'après les blessures qu'il a eu, il aurait eu affaire à une seule personne. Seriez-vous sortie durant la nuit?
_Vous me supsonez de la mort de mon père ?! C'est une blague?leur crie-t'elle.
_Excusez-nous mais tant qu'on n'a pas de suspect on ne peut rien faire. On aimerait juste que vous répondiez à nos questions.
_Très bien, souffle-t-elle.
_Seriez-vous sortie hier soir?
_Oui. Après qu'il soit parti je suis allée voir mon amant. Puis après je suis directement rentrée. Je n'avais pris que dix minutes, je devais lui rendre ce qui lui appartenait et il n'habite pas très loin.
Il hocha la tête. Il a cru au mensonge mais elle devrait encore penser comment expliquer ce passage à son amant. Lui même ignore qu'elle était la Diablesse. Qu'elle tuait les gens avec le sourire, juste pour le plaisir.
_La Diablesse a encore frappé je pense, supposa le premier. Il n'y a qu'elle qui tue ses victimes par un couteau de cuisine et jamais avec une arme comme certains.
_Je prends le même opinion, lui répond l'autre. Son nom était gravé dans le sol mais il était difficile à lire.
Par curiosité, elle cherchait à savoir ce que les gens pensait d'elle.
_Qui est cette Diablesse ?
Les agents furent surpris par la question mais y répondèrent.
_Une assassin la plus recherchée de la ville. Elle est apparue il y a cinq ans maintenant et est toujours introuvable. Seulement, elle ne s'attaque aux gens qu'avec des armes anciens ou des ustensiles de cuisine. Elle est très dangereuse à ce que l'on raconte. Elle sait aussi se battre, ce qui complique les choses pour nous. Certains disent même l'avoir vu commettre un meurtre, elle était rapide, elle était agile mais par dessus tout, elle tuait avec le sourire. Aucune personne normale serait ravi de commettre un crime comme elle. Voilà pourquoi on vous demande de rester chez vous, si votre père a été impliqué dans un meurtre, il se pourrait que l'on s'attaque aussi à vous. Est-ce clair?
Elle hocha la tête, signe de oui.
L'impression de savoir que les gens avaient peur d'elle la faisait sourire dès que les policiers tournent le dos pour se diriger vers la porte.
Les agents partirent, juste quelques secondes après, la mère de la jeune fille se réveilla. Elle était assommée, elle n'avait pas encore toute sa tête.
Eva la rejoignait avec un verre d'eau qu'elle buva directement. La soif l'avait rattrapé. Elle pose son verre sur la table et regardait sa fille et se mit à pleurer en la serrant dans ses bras.
Eva se sentir comme réjouis. La mort de son père lui fit tellement de bien mais avec son jeu d'acteur personne ne pourrai croire que cet acte était d'elle.
Elle aida sa mère à se rendormir pour aller voir son amant et expliquer ce rafut.
Elle sonna à la porte mais personne ne répondit. Elle sonna trois fois encore et il vint lui ouvrir, les yeux cernés.
_Que fais-tu chez moi à un moment pareil ?
_J'ai besoin de te parler.
_À quel sujet ?
Il s'adossa sur le mur.
_Mon père est mort. On l'a assassiné.
_Quoi? Mais... Oh Eva, je suis désolé.
Il ouvre ses bras et elle se laisse bercer dedans. Maintenant le plus dure c'est de lui mentir sur quelque chose.
_Ethan... J'ai menti aux policiers tout à l'heure.
Il la pris par la taille et ne quitte plus son regard du sien. Il patienta.
_Je leur ai dit que je suis passée te voir. Et en ce moment ils me suspectent du meurtre de mon père et je pense qu'ils viendront s'assurer par ta bouche que j'étais bel et bien venue te voir hier soir.
_Tu n'as rien fait pourtant. Moi je te crois. Mais d'accord. S'ils arrivent je leur mentirai. Je ne veux pas te perdre Eva, je tiens tellement à toi.
_Merci.
Il l'embrasse sur le front et la repris dans ses bras. Après quelques minutes ils se détachèrent. Eva s'apprêtait à partir mais la seule question qu'il ne fallait pas poser fut prononcé par son amant.
_Eva, où etait-tu hier soir?
_Chez Jackson. Il venait d'avoir un bébé, sa femme m'a invité chez elle pour le voir.
_Alors pourquoi tu leur a menti? Aux agents de police ?
_Je ne veux pas qu'ils font peur aux membres de ma famille. Qu'ils me suspectent c'en est déjà trop pour moi. Toi ils ne le feront jamais, tu as des gardes autour de ta maison qui surveillent tes faits et gestes. Je sais que toi ils croiront.
Il se contente de hocher la tête et refermer sa porte.
Un travail de fait. Eva fut interpellé par quelqu'un se cachant derrière un buisson. Il portait des lunettes de soleil, de toute noir vêtue. Il lui tendit une lettre et disparu.
"Mademoiselle Eva, ou devrais-je dire la Diablesse.
Je fus étonné d'apprendre que vous avez tué un membre de votre famille. Qui est tout en plus votre très cher père. Félicitations.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, on a un client qui souhaite également le même sort de votre misérable père. À l'inverse, vous en ferez ce que vous voulez pour faire souffrir cette victime. La cliente a bien précisé qu'il faut le faire regretter d'être en vie. Amusez-vous.
(Manoir Chandel- Sir Martinez)
Bien à vous, Adam Sinder"