10.La duchesse était une de ces femmes qui ne compromettent jamais un succès par des chants de victoire précipités. Quelque joie qu’elle éprouvât en voyant Raphaël accepter ainsi ce rôle qu’il avait énergiquement repoussé d’abord, et consentir à l’éventualité de cette substitution, qui pouvait placer sur le trône de France le fils naturel du roi au lieu de son héritier légitime, la duchesse se contint et demeura calme et solennelle. — Enfant, murmura-t-elle d’une voix grave et altérée, que Raphaël crut profondément émue, je te vois tant souffrir, je te trouve si noble, si beau, je suis si forte de cette conviction que tu es le bien-aimé de ton père, que je n’ai point le courage de t’arrêter et que j’impose silence à mes entrailles de mère… Va, enfant ! Dieu est pour toi. Et Raphaël écou

