15.Le soir du même jour, la reine Catherine de Médicis était seule dans son oratoire, cette petite salle orientale où elle avait reçu Raphaël, et qui attenait à une serre où la jeune princesse avait fait venir tous les arbustes et toutes les plantes de sa chère Italie. Elle était seule, tristement assise au bord de son lit de repos, essayant de distraire l’amertume de ses pensées par la lecture d’un poème de son pays, l’Orlando Furioso. La marquise de Saint-André, la belle Maria di Polve, entra sur la pointe du pied et vint à elle. — Ah ! dit la reine levant la tête, te voilà, mon enfant ? Merci, tu me viens toujours aux heures où je souffre. — Ne suis-je pas la plus dévouée et la plus ancienne servante de Votre Majesté ? — Dis sa meilleure amie. Maria baisa la main de la reine. — M

