8.

2151 Words

8.Un cri où l’accent maternel parlait plus haut que la politique astucieuse de la femme, échappa à la duchesse. Elle voulut se lever et courir à Raphaël, mais une impérieuse émotion la cloua dans ce fauteuil où il l’avait fait asseoir, et elle demeura sans voix, sans haleine, le regardant fixement et s’enivrant avec une âcre volupté de son trouble, de son angoisse et de cette pâleur qui couvrait le front du jeune homme. Raphaël alla vers elle et s’agenouilla, puis il prit sa main dans les siennes, la porta respectueusement à ses lèvres, et continua avec véhémence : — Oh ! oui, bien que vous soyez si belle et si jeune encore qu’on vous prendrait à peine pour ma sœur aînée… oui, vous êtes ma mère… C’est bien vous que je vis un soir, comme je vous vois aujourd’hui, assise dans ce fauteuil,

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