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1667 Words
Brianna Le lendemain matin, je me lève un peu plus tôt afin de rappeler ma mère qui a essayé de me joindre la veille. La pauvre. Les événements de ces derniers jours me sont tellement montés à la tête que j'ai oublié de l'appeler, alors que je le lui avais moi-même proposé. D'où le fait qu'elle ait essayé de le faire elle-même hier soir, mais je n'étais pas disponible. — Donc vous êtes ensemble ? J'attrape ma tasse de café et en prends une longue gorgée, avant de répondre. — Oui. Enfin...Nous n'avons pas vraiment officialisé la chose, mais oui. Nous sommes ensemble. Je l'entends émettre un cri joyeux à l'autre bout de la ligne. Je laisse échapper un rire discret tout en levant les yeux au ciel. Une vraie ado. Il s'en faut de peu pour que je ne recrache ma gorgée lorsqu'elle me demande : — Est-ce que vous avez fait l'amour ? — Maman ! — Roh ça va. Je suis ta mère. — Certes, mais tu ne penses pas que tu réagis de façon un peu excessive ? — Hmmm...Non. Je veux dire tu obtiens un stage génial, tu m'apprends que tu es enfin en couple avec un jeune homme qui me semble être celui qu'il te faut et en plus de ça, tu t'apprêtes à vivre de supers expériences avec lui. (Oui, pas faux. Je dois dire qu'elle marque un point. Encore une fois.) N'importe quelle mère aurait eu la même réaction à ma place, ajoute-t-elle. (Là par contre, je me permets d'avoir un doute.) Enfin. Je ne vais pas tarder à te laisser. Bob m'attend pour faire l'ouverture du café. Je jette un coup d'œil furtif à la pendule de la cuisine. Huit heures quinze. — Pas de souci. Il ne va pas falloir que je tarde trop non plus. Je dois aller chercher les cafés pour Hari et moi. — Passe-lui le bonjour pour moi. — Maman, tu ne le connais pas. — Pas encore. Je soupire et lève les yeux au ciel. — N'oublie pas de lui parler du mariage le 24, pour éviter qu'il aille faire des plans pour vous deux le jour où Bobby et moi prévoyons de nous dire oui. — Je n'y manquerai pas. — Super. Je t'aime ma chérie. — Je t'aime maman. Sur ce, nous raccrochons. Je verrouille mon téléphone et le pose sur la table de la cuisine. Je pousse un soupir de soulagement tout en me laissant tomber contre le dossier de ma chaise, ma tasse de café entre les mains. L'appartement me paraît bien calme sans mon père, Sonia et Sam, qui se sont rendus à l'école de mon petit frère de bonne heure afin d'aider avec les préparatifs pour la journée de Noël. Journée organisée tous les ans pour récolter des fonds pour je ne sais plus trop quelle association. J'y serais bien allée avec eux mais étant donné la façon dont les choses se sont déroulées ces derniers jours, j'ai préféré décliner et me concentrer sur le stage. En parlant de ça, il me tarde d'arriver au bureau et de profiter de mon petit quart d'heure détente avec Hari avant de me mettre au travail. J'ai hâte de voir sa tête lorsque je lui annoncerai que non seulement ma mère est d'accord pour le voyage en Europe, mais qu'en plus lui et moi sommes de corvée mariage le soir du Réveillon. J'espère juste que cela ne lui posera pas problème de ne pas être avec sa famille ce soir-là. Finissant mon café, je mets ma tasse dans le lave-vaisselle, récupère mes affaires ainsi que tout mon attirail hivernal et quitte l'appartement, direction le travail. Petit tour chez Starbucks au passage et le tour est joué. Il est 9h01 lorsque je franchis les portes du bureau d'Hari. L'intéressé se tient dos à moi, face à l'une des grandes fenêtres de son bureau, son téléphone portable contre l'oreille comme la plupart du temps. Je pose les cafés, range mes écouteurs et mon téléphone dans mon sac et pose mes affaires dans un coin. Débarrassée, je le rejoins prenant soin de ne pas faire de bruit. Je passe mes bras autour de sa taille et appuie ma tête contre son dos. Sa main libre vient se poser sur les miennes jointes sur son ventre. Un doux frisson me parcourt le long de la colonne vertébrale au contact de sa peau douce et chaude contre la mienne glacée par le contact du froid hivernal new-yorkais. — Non nous ne pourrons pas être là. Le petit frère de Bree a un match de foot et il compte sur elle pour y aller. Quant à moi, je préfère l'accompagner plutôt que de me pointer au Gala sans elle. Cela ferait trop plaisir à Hortense et la connaissant, elle irait encore se mettre des idées en tête. (Je me colle un peu plus contre lui et resserre mon emprise autour de sa taille. Sa voix vibre à travers son corps me parcourant tel un drôle de courant.) Oui, ce ne sont pas les occasions qui vont manquer. Oui. Promis. Ça marche. Merci bro. A plus. Il raccroche tout en poussant un soupir de soulagement. Je me détache de lui afin de lui laisser un peu de place tandis qu'il glisse son téléphone dans la poche arrière de son jean. Il se tourne vers moi un sourire au coin des lèvres et m'attrape par la taille. — Désolé pour l'attente, il fallait que j'informe mon frère de notre petit changement de programme. — Ce n'est rien. Ton frère allait bien ? — Yup. Il comprend que nous préférions aller au match de Sam au lieu du Gala de Noël, mais il m'a dit de nous préparer à ce que mon père et sa femme nous attendent à celui du Nouvel An. — Pas de problème, nous y serons. — Je me suis aussi arrangé à ce que Hayden soit libre samedi pour venir avec nous. Cela risque d'être un choc pour ta belle-mère et ton père. — C'est le cas de le dire, je dis dans un rire discret. — Mais je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée que Sam et lui se rencontrent. Je pense qu'ils pourraient bien s'entendre. — Pas faux. D'autant plus qu'étant donné leur personnalité assez réservée, cela ne pourra que leur faire du bien. Hari m'adresse un sourire en coin et dépose un b****r furtif contre mes lèvres. — Au fait... Il se détache de moi pour aller récupérer des sacs posés sur l'un des canapés de son bureau. Je le regarde faire à la fois curieuse et confuse. Je reconnais facilement les logos Gucci, Chanel et Dior. Rien que ça. — Les tenues que tu n'as toujours pas essayées, dit-il en me tendant les sacs un grand sourire aux lèvres. — Tu sais que des robes H&M m'auraient suffi ? Il m'attrape par la taille et me colle contre lui, sa bouche à seulement quelques centimètres de mon oreille. — Je sais, mais j'ai les moyens de t'offrir mieux. Je veux t'offrir mieux. Ses lèvres se plaquent sur mon lobe avec douceur. Un doux frisson me parcourt le long de la colonne vertébrale. Il fait descendre sa bouche jusque dans mon cou, déposant des baisers mouillés le long de ma peau. Je ferme les yeux tout en prenant une inspiration. C'est tellement bon. Il me soulève dans ses bras et me colle contre le mur derrière moi, son corps contre le mien. J'enroule mes jambes autour de sa taille et glisse mes mains derrière sa nuque. Je rejette la tête en arrière, envahie par une vague de chaleur et de plaisir soudaine. Je sens ses mains se frayer un chemin jusqu'au bouton de mon jean qu'il défait, avant de faire glisser le vêtement ainsi que ma culotte le long de mes jambes d'un coup sec. Ma respiration se bloque quelques secondes dans ma poitrine au contact de son pouce contre mon c******s. Il me caresse de haut en bas dans des gestes doux et tortueux. Mes hanches lui répondent de leur propre chef. Il râle, m'embrasse avec fougue. Nos langues s'enlacent dans des caresses provocatrices. J'enroule mes doigts dans les boucles situées dans le bas de sa nuque. Tout disparaît tandis que nos corps se laissent aller l'un contre l'autre. Il décolle son visage du mien, à bout de souffle. Je le regarde droit dans les yeux, la respiration rapide, le corps en feu. Un cri de plaisir s'échappe de mes lèvres tandis qu'il introduit son indexe en moi et s'agenouille sans jamais lâcher mon regard. Je libère sa taille et place mes jambes sur ses épaules. Sa bouche se rapproche lentement de mon bourgeon de chair qu'il embrasse et embrase. Sa langue se joint à son pouce et son indexe qui continuent leurs caresses endiablées. Je rejette la tête en arrière, transcendée. Mon corps s'embrase. Je perds pied. Je tire sur ses boucles la respiration haletante et le cœur battant la chamade. Son prénom m'échappe. Il sourit, ne dit rien, introduit un deuxième doigt. Les caresses de son souffle tiède amplifient la vague de chaleur qui me parcourt des pieds à la tête. Mon ventre se contracte. Je tremble. — Aller, jouis pour moi bébé. Je me tends contre lui comme ensorcelée. Dernier b****r. Mon être entier se laisse aller. Mon corps se fige quelques instants sous les effets du plaisir. Je suis déboussolée. Hari m'embrasse encore une fois, puis se redresse. Un silence agréable s'installe entre nous. Je rouvre les yeux. Il attrape ma culotte et mon jean qu'il fait remonter le long de mes hanches, sans jamais lâcher mon regard. Une lueur espiègle et un sourire joueur viennent illuminer son visage. Ses bras puissants se referment autour de ma taille. — Tu veux que je te dise bébé ? (Il s'interrompt me collant un peu plus contre lui.) J'ai hâte de pouvoir te sentir entièrement contre moi. ** ** ** ** **
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