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1720 Words
Brianna Nous retrouvons Owen devant les locaux de l’entreprise. Je monte la première dans la voiture, rapidement suivi par Hari qui claque la portière derrière nous. Hari profite des quinze minutes que prend le trajet pour aller de Stanford Edition à chez lui pour m’expliquer l’organisation de ce soir. Il est prévu qu’une limousine passe nous prendre dans deux heures et demie devant chez lui. — Limousine carrément, je ris nerveusement. — Ne t’en fais pas, ça va le faire, m’assure-t-il Et puis, Lewis et sa fiancée seront avec nous. Je me contente de répondre d’un signe de tête, un sourire aussi convaincant que possible au coin des lèvres. Oui, ça va le faire. Enfin j'espère. Au pire des cas, quand bien même il y aurait une bourde, je n'aurais plus qu'à prendre mes clics et mes clacs et aller me cacher dans un coin reclus des Etats-Unis. Vu la taille de notre pays, ce n'est pas les coins perdus qui manquent. Je rigole. Enfin quoi que... Je suis rappelée à la réalité par la voix de Hari. Je cligne des yeux et lève la tête. Owen descend et vient nous ouvrir la portière. Nous le remercions et regagnons l’intérieur, bras-dessus bras-dessous. Hari m’attrape par la taille tandis que nous montons dans l’ascenseur. Une pluie de frissons me parcourt de la tête aux pieds tandis qu’il se colle contre moi et m’embrasse fougueusement. La chaleur de ses douces lèvres contre les miennes mêlée à l’agréable sensation de ses bras autour de ma taille suffirait presque à me faire chavirer. Il m'a promis que nous aurions un moment rien qu'à nous et quelque chose me dit qu'il a bien l'intention de tenir cette promesse. A condition bien évidemment que le Karma décide d'être de notre côté, ce qui ne semble pas gagner. Les portes de l’ascenseur à peine ouvertes, mon regard se pose sur une jeune femme qui ressemble grandement à Hari. Je m’empresse de me détacher de l’intéressé, les joues en feu. — Alors c'était vrai ! Hari sursaute, visiblement surpris. Ses lèvres s’étirent en un grand sourire à la vue de la jeune femme. — Et oui la naine, c'est vrai. — Je t'emmerde l'asperge. Il émet un rire franc tout en la prenant dans ses bras. — Content de te revoir petite sœur. — De même grand frère. Ça faisait un bail. (Elle se tourne vers moi, toujours souriante.) Tu dois être Brianna. (J’acquiesce.) Enchantée, moi c'est Gladys. — Gladys Stanford, chieuse professionnelle, souffle Hari d’une voix suffisamment forte pour que sa sœur l’entende. L’intéressée lève son majeur dans sa direction. Hari lui envoie un b****r dans le vent. Gladys lève les yeux au ciel avant de jeter un coup d’œil rapide à sa montre. — Il va falloir que j’aille chercher Hayden à l’école, dit-elle en faisant la grimace. — Cora va s’en occuper. — Non, je lui ai donné son après-midi étant donné que j’ai débarqué en mode « surprise ». — Tu veux dire que c’est toi qui t’occupes de Hayden ce soir ? demande Hari surpris. — Exact ! — Cool, merci. — Il n’y a pas de quoi. (Elle attrape son blouson en cuir qu’elle enfile en deux deux.) Petite soirée entre sa tata préférée et lui. Prenez votre temps pour faire ce que vous avez à faire, je m’occupe de distraire le petit pendant ce temps-là. (Elle nous adresse un sourire taquin plein de sous-entendus.) A toute, les tourtereaux. Sur ce, elle appelle l’ascenseur et disparaît derrière ses portes en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Je ris tout en levant les yeux au ciel et secouant la tête. Quel numéro celle-là aussi. — Bree ? — Mmmm ? Hari m'attrape par la taille et me colle contre lui. Je sens mon corps frémir au contact du sien. Je tourne la tête vers lui et plonge mon regard dans le sien hypnotisant. — Que dirais-tu d'aller profiter de la baignoire jacuzzi ? Je lui réponds d'un sourire tout en aspirant ma lèvre inférieure entre mes dents. Je peux sentir mon cœur battre la chamade à l’idée d’un moment romantique rien que tous les deux. Oui ok, le coup du bain en tête à tête fait partie de ces nombreux clichés que l'on retrouve souvent dans les livres ou comédies romantiques. Mais après tout, une petite touche clichée n’a jamais fait de mal à personne. J’approche ma bouche de son oreille avant de répondre : — J’en dis que c’est une excellente idée. — Dans ce cas… Il m’embrasse furtivement et se détache de moi afin d'attraper ma main dans la sienne. Il entrelace ses doigts aux miens. Je me rapproche un peu plus de lui et le laisse me guider jusqu'à sa chambre, curieuse et impatiente de voir où cela va nous mener. ** Hari Une fois dans ma chambre, je me détache de Bree le temps de fermer la porte derrière nous et de mettre l’eau à couler. Je prends également soin de baisser le store afin de nous assurer le plus d’intimité possible. Avec ces journalistes qui commencent à parler de nous, il vaut mieux réduire au maximum le risque d’être surpris par des voisins voyeurs sur les bords. Bree s’occupe de récupérer deux peignoirs et deux serviettes qu’elle prend soin de poser dans un coin avant de me rejoindre. Je me tourne face à elle, le sourire aux lèvres et le corps brûlant. Je retire mon haut, mon regard ancré au sien. Elle aspire sa lèvre inférieure entre ses dents, les joues en feu, les bras croisés sur la poitrine. Son regard parcourt ma peau ainsi que les contours des nombreux tatouages, vestiges du passé, dessinés avec soin sur mon torse. Je peux sentir le plaisir qui commence à me tirailler sous l’intensité de son regard. C'est fou de voir l'effet qu'elle me fait, rien qu'en se tenant en face de moi. Avant, il en fallait bien plus pour me mettre dans un tel état. Mais depuis qu'elle est entrée dans ma vie, les choses ont changé. Littéralement. Je m'approche un peu plus d'elle, l'attrape par la taille et la tire jusqu'à moi. Ses mains douces et tièdes viennent se poser contre mon torse tandis que je colle mes lèvres contre les siennes. Nous échangeons un long b****r électrisant. Ses mains glissent lentement jusqu'à la boucle de ma ceinture qu'elles défont avec aisance. Je retire mes chaussures d'un mouvement de pied tandis qu'elle tire sur mon pantalon et mon boxer par la même occasion. Je m'en débarrasse à la va vite me retrouvant nu devant elle. Je commence par lui retirer son jean ainsi que sa culotte. Je glisse ma main jusqu'entre ses cuisses et exerce une pression contre son c******s la faisant frémir. J'attrape son haut à l'aide de ma main libre et le lui enlève avec aisance. Je me détache d'elle, le souffle court et la respiration saccadée. Cette fois-ci c'est à mon tour de me régaler de la vue qui s'offre à moi. Sa poitrine toujours cachée par son soutien-gorge en dentelle monte et descend au rythme de sa respiration saccadée. Je lui retire le bout de tissu hypnotisé par son corps de déesse. — Tu es magnifique bébé, je souffle d'une voix basse et rauque. Ses joues s'enflamment en entendant mon compliment. Je la soulève dans mes bras et la colle contre moi reprenant notre b****r de plus belle sans me détacher d'elle, même lorsque nous entrons dans le bain chaud et moussant. J'éteins l'eau à la va vite et l'aide à s'installer entre mes bras, son dos contre mon torse, nos lèvres toujours scellées ensemble. J'attrape ses seins entre mes mains et les caresse dans des gestes fermes. Elle glisse un bras derrière ma nuque tout en se blottissant un peu plus contre moi. Je descends mes mains de sa poitrine, jusqu'à son ventre où l'une s'arrête tandis que l'autre continue plus bas. Ses lèvres se détachent des miennes et un cri de plaisir s'en échappe tandis que je commence à la caresser tout en insérant un doigt en elle. Elle ferme les yeux et rejette la tête en arrière contre mon épaule. Mon doigt fait de lents va-et-vient en elle, en cadence avec mon pouce qui continue de la caresser. Sa poitrine monte et descend dans des mouvements rapides. Elle se met à onduler des hanches contre moi, répondant aux mouvements de mon index et de mon pouce. Je sens le bas de mon corps se mettre à tirailler et ma hampe prendre de l'ampleur sous les caresses provocatrices de son corps. J'accélère mes mouvements la faisant frémir entre mes bras. Aussi tentant soit l'idée de lui faire l'amour dans le bain, je me force à résister. Comme je le disais, je ne veux pas précipiter les choses. Je veux profiter. Profiter de tout. De son corps contre le mien à ses gémissements, en passant par les pulsations de nos cœurs qui battent à l'unisson. Tout ce qui peut me permettre de me focaliser sur l'instant présent. Ici, maintenant, loin de tout le reste. Elle se met à trembler entre mes bras me rappelant à la réalité. Prenant une petite inspiration, j'accélère une fois de plus mes mouvements. Cette fois-ci, j'insère un second doigt tout en exerçant une pression contre son c******s à l'aide de ma paume. Un cri de plaisir s'échappe de ses lèvres. Je remonte mon bras libre jusqu'à sa poitrine, cale ma tête dans le creux de son cou où je suçote la peau avec avidité. Ses hanches se déchaînent. Je remonte jusqu'à son lobe sur lequel je dépose un b****r. Son corps tremble de plus en plus. — J’adore te voir jouir pour moi, je souffle d’une voix basse et profonde. Mes mots et nos corps collés l'un contre l'autre ont un effet magique. Je continue de la caresser cessant progressivement mes caresses. Son souffle s'échappe de ses lèvres de façon saccadée. Sa tête reste appuyée contre mon épaule, ses yeux toujours fermés, son être entier transcendée par le plaisir. Un silence agréable emplit la pièce autour de nous tandis que nous restons enlacés dans l'eau chaude et moussante du bain, profitant tout simplement de ce moment au cours duquel plus rien d'autre ne compte, en dehors d'elle, de moi…De nous. ** ** ** ** **
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