IV— Fais gaffe au radar ! Il est juste à la sortie du pont. Écoutant le conseil de Gérard Goron, Jean Chocun lève le pied. Un coup d’œil au rétroviseur intérieur l’avertit que Christophe a procédé de même en apercevant le panneau qui indique le radar fixe à l’extrémité du pont de l’Iroise. Le C8 noir du GIPN, qui roule en tête de convoi, a également ralenti. Dans le tour-bus, l’ambiance est décontractée. Inévitablement ponctuée de plaisanteries et d’éclats de rire, la tendance est à la contemplation du paysage. — Il est beau, ce pont. Pas aussi beau que celui de Cheviré, mais il est pas mal. — La vue est sympa, concède Jean-Louis. Je n’ai pas souvent vu Brest sous le soleil. Le visage tourné vers la gauche, les fesses décollées du siège, il se régale. Le pont de l’Iroise longe le pont

