X L’armée française, qui avait pris le titre d’armée de Naples et qui abandonnait maintenant ce pays à sa populace et à sa cour pour venir défendre l’honneur de ses propres armes entre les Apennins et les Alpes, avait achevé sa retraite sur deux lignes d’opérations mémorables. Une division, aux ordres des généraux Olivier et Lemoine, avait suivi la route de droite, combattant chaque jour, à San-Germano, sur les rives de l’ancien Liris et devant les murailles d’Isola ; le reste des troupes avait longé la mer, et Macdonald, laissant à Rome les équipages qui pouvaient retarder sa course, s’était emparé rapidement des positions de la Toscane. Il avait réuni quelques détachements épars, soit dans l’État ecclésiastique, soit aux environs de Pise : la totalité de ses forces s’élevait à vingt-hui

