XIII Quand on amena, vers onze heures du soir, près de l’étroit et élégant coupé qui devait ramener d’Hauteville et sa sœur, le cheval noir d’Adriani, le jeune cavalier fit un geste de dépit. Ce dépit était causé par son regret de se séparer d’eux et de ne pouvoir au moins continuer une conversation intimé et suivie. Eugénie partageait peut-être ce regret ; elle ne le témoigna pas, même en le déguisant sous la crainte de la fatigue pour leur compagnon, car il restait au fond de son cœur une jalousie secrète sur le trop long entretien qu’avait eu Adriani avec une femme si belle. On partit, et, à cinq cents pas de l’avenue, Adriani avait mis pied à terre. – Qu’avez-vous donc ? lui cria d’Hauteville. – Ce n’est rien ; mon cheval boité un peu. Et il remonta dessus. – Mais il ne bronchait

