Le soleil se leva sur Tokyo, mais sa lumière n’apportait aucune chaleur.
Akihiro scrutait les rues depuis l’appartement, ses yeux aussi aiguisés que des lames.
Hana, assise près de lui, observait son visage impassible.
— Akihiro… tu dors un peu ? murmura-t-elle.
Il secoua la tête.
— Je ne peux pas. Pas tant que je ne sais pas qui est derrière ces attaques.
— Mais nous avons réussi à le faire fuir…
— Ce n’est jamais le dernier, Hana. Jamais.
Il posa sa main sur la sienne. Sa pression n’était pas possessive cette fois, juste rassurante.
— Et toi… tu dois être prudente.
Peu après, un message étrange arriva sur son téléphone sécurisé :
“Vous pensez tout contrôler, mais vous ignorez la moitié de ce qui vous entoure. Elle est vulnérable.”
Akihiro fronça les sourcils.
— Il connaît nos mesures.
— Qui ? demanda Hana, la peur dans la voix.
— Un ennemi… que je ne connais pas encore.
Hana sentit un frisson glacé.
— Et si… je ne peux pas rester en sécurité ?
— Tu es toujours en sécurité tant que je suis là, murmura-t-il, son souffle effleurant sa nuque.
— Toujours.
Quelques heures plus tard, dans un parking isolé, l’ombre se matérialisa.
Un homme élégant, masqué, marchait avec une assurance froide.
— Enfin, te voilà, murmura l’homme.
— Qui es-tu ? demanda Akihiro, calme mais chaque mot chargé de menace.
L’homme esquissa un sourire.
— Un ami. Ou un ennemi, selon la perspective.
— Tu n’es rien pour elle. Rien.
— Je suis la question que vous ne pouvez pas résoudre, répliqua-t-il avec un rire sec.
Akihiro s’avança. Chaque pas précis, chaque mouvement calculé.
— Écoute-moi bien. Elle ne t’appartiendra jamais.
— Jamais ? murmura l’homme. — Même si tu tombes ? Même si tu échoues ?
Hana sentit son cœur s’accélérer, mais Akihiro la serra contre lui.
— Je ne tomberai pas, dit-il.
— Et tant que je respire… personne ne t’approchera.
Le rival tenta un mouvement rapide. Akihiro l’intercepta sans effort, le repoussant avec une précision silencieuse mais implacable.
— Tu as peut-être des intentions… mais tu ne sais pas ce qu’il faut pour me battre, murmura Akihiro.
L’homme recula, un éclat de défi dans les yeux.
— Ceci n’est que le début.
— Alors je t’attendrai, répondit Akihiro.
De retour à l’appartement, Hana posa sa tête contre le torse d’Akihiro.
— Chaque fois, je pense que c’est fini… et quelqu’un revient, murmura-t-elle.
— Tant qu’ils viennent, je les repousserai, répondit-il.
— Et si je… veux être plus proche de toi, même dans ces moments ?
— Alors tu restes exactement là où tu es, dit-il, posant un b****r sur son front.
Le danger planait encore, mais dans ses bras, Hana se sentait invincible.
Elle savait que quoi qu’il arrive, cet homme de glace, froid pour le monde, était un mur de protection et de passion pour elle seule.