Chapitre 10 : Toi, moi et nos parents

3661 Words
-Anita J’ai cherché sur les listes la classe de Bekie, quand je l’ai trouvé je me suis allée la chercher. Elle se disputait la place du fond avec quelqu’un. Quand elle m’a vue, elle s’est levée en laissant son sac. Moi : c’est comment le matin, même pas une semaine depuis la rentrée ? Bekie : laisse-moi la fausse go la. Les vacances t’ont fait du bien dis-donc. Tu as bonne mine. Moi : j’ai passé les plus belles vacances de mon existence Rebecca. Elle n’aime pas son prénom, elle a fait une grimace. Moi : ce n’est pas moi qui t’ai donné ce nom hein. Bref, on se voit à la récré. J’ai trop de truc à te raconter. Je me suis allée dans ma salle de classe. Cette année on était cinq en classe. La A2 n’intéresse personne au Gabon, pour eux c’est la classe des plus stupides. C’est tant mieux, on est mieux suivis ainsi. C’est drôle car ça fait un élève par rangée, le cinquième élève a choisi de se mettre avec son ami (les deux seuls garçons de la classe). Avec ça on est super concentrés en cours, aucune distraction n’est permise. Pas besoin de présentations, on se connaît depuis l’année dernière. _et Amanda ? Elle est où ? _transférée à Nelson Mandela, c’est maintenant une sans badge la traitre. _on est encore venus trouver le prof de latin ! Sérieux il fatigue. Les quatre autres se mettent à parler entre eux. Moi je sors un livre et le lis. _BOO ! Je sursaute car ne l’ayant pas vue venir. Bekie : je suis venue chercher mon kongossa. Elle s’assoit et je me mets à lui raconter mes vacances, ma rencontre et relation avec Damien. Je lui dis tout. J’avais besoin de partager ma joie avec quelqu’un et qui d’autre que ma seule amie pour jouer ce rôle. Bekie : ah ça ! C’était vraiment chaud ces vacances. Moi : oui. Et les tiennes ? Bekie : en case à me gratter les couilles. Moi : tu n’en as pas. Bekie : tu as vérifié ? Moi : bref ! Samedi je te le présenterai. Bekie : cool ! Car on ne se voyait que le samedi Damien et moi et uniquement quand il y avait cours. . Cette année j’étais pire qu’un pacha. Maman faisait tout dans la maison, je devais juste ÉTUDIER et rien d’autre. Le premier trimestre j’ai obtenu un 14,23 de moyenne. Je n’en revenais pas moi-même. Vous savez ce que maman m’a offert à Noël ? Une carte SIM (et un Scrabble). Je ne sais pas qui a appris à cette femme quoi offrir aux enfants à Noël. Maman en riant : c’est un début, le téléphone va suivre. . Le deuxième trimestre je suis descendue à 13,88. Vous avez encore besoin que je vous raconte la scène ? Maman : dès qu’on est un peu content de toi allez le désordre recommence. Tu retombes à 13 pourquoi ? Hein ? Une classe de cinq personnes tu ne peux pas avoir la moyenne ? Dans ma tête je voulais lui dire que 13 était largement au dessus de la moyenne mais la bastille à l’heure la… *mai* J’ai frotté le citron aux aisselles, sous les seins, au cou et au visage et le temps que ça agisse je révisais mes leçons de géographie. Je déteste ça ! Je parle de la géographie bien sûr, le citron c’est contre les mauvaises odeurs et l’acné. Le bac blanc c’est la semaine prochaine. Si je ne l’ai pas d’office, mes oreilles vont en prendre un coup. Et puis le Proviseur lui-même en personne est venu me dire qu’il comptait sur moi. Je n’ai pas vu Damien de tout le mois de mai, je n’ai même pas eu le temps d’aller au Cyber lui faire un coucou. Après une heure de pose, je suis allée me doucher puis manger et au lit. Mais avant j’ai fait un gommage au miel et sel (sel parce que c’est moins agressif vu que j’avais déjà du citron sur le visage) puis un masque au blanc d’œuf, huile rouge et miel. Cette année j’ai énormément de boutons, ça doit être le stresse de la Terminale. Le lendemain à mon réveil, maman était au salon assise les yeux rouges. Elle a pris un pan de son pagne pour se moucher et des larmes coulaient à flots de ses yeux. Moi apeurée : maman c’est comment ? Elle n’a pas répondu, elle a fermé les yeux en jetant la tête en arrière. Moi en larmes : maman ? Maman : Anita mémé est partie. Sa voix était à peine audible. Maman : ta grand-mère est partie Anita. Moi : où ? Elle est partie où maman ? Elle a éclaté en sanglots et moi je me suis laisser tomber de tout mon poids. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Maman : arrêt cardiaque, on l’a retrouvée morte ce matin. Non ce n’est pas possible ! Ce n’est pas possible ! On a parlé au téléphone il y a trois jours, elle allait bien. Arrêt cardiaque dû à quoi ? Non je refuse de croire. La famille est venue peu à peu pour nous présenter leurs condoléances. Mais je ne croyais toujours pas, en faite je ne réalisais pas. . Maman : je vais au village pour les obsèques. Je te laisse avec la maison. Moi : je veux venir. Maman : non ! Tu es en classe d’examen. Lundi tu commences le bac blanc, tu restes ici. Moi en larmes : maman s’il te plaît. Maman plus sévèrement : j’ai dit non Anita ! En quoi ta présence est si nécessaire ? Tu vas la ressusciter si tu vas là-bas ? Tu es Jesus ? Tu ressuscites les morts ? Mais Jesus le faisais à distance non ? Moi : snif ! Maman : en quoi rater ton année sera bénéfique ? Ça va te ramener ta grand-mère ? Moi : snif ! Maman : elle partie mais pas toi, tu dois continuer de vivre, de construire ton avenir. Je pars pour une, deux semaines maximum. Tu passe le bac dans moins de deux mois, voilà ta priorité. Les vacances tu pourras aller te recueillir sur sa tombe. Honnêtement à ce moment j’étais en colère, mais pas petite colère. A cause du bac je ne peux pas dire au revoir à ma grand-mère ? Le bac la est plus important qu’elle ? Dès qu’elle est partie je suis montée au cyber envoyer un message à Damien. Damien « tu veux que je vienne te chercher ? » Moi « oui s’il te plaît » Je lui ai indiqué la route de la maison, il est venu avec des trucs à grignoter et un pizza. Il n’a rien fait, rien dit de particulier. Il était là tout simplement. On a joué aux cartes, au ludo, on écouter la musique et c’est tout. Damien : tu vas dormir seule ici ? Moi : les locataires sont là t’inquiète. Damien : mais je peux rester avec toi si tu veux. Moi : dans la maison de MISSOUMA Pascale ? Damien : alors viens dormir chez moi. Je n’aime pas te savoir seule ici. Moi : il ne m’arrivera rien. Damien : ok ! Donc à demain ? Moi : à demain. Je l’ai accompagné jusqu’à la porte. Damien : je te laisse mon téléphone ? Comme ça si tu as un problème tu m’appelles. Moi en souriant : les voisins sont là ne t’en fais pas. Il m’a embrassée et s’en est allé. Je n’avais rien à faire alors j’ai sorti mes cahiers. Le soir maman m’a appelée sur le téléphone des voisins, je n’avais mais vraiment aucune envie de lui parler. Elle l’a senti et n’a pas insisté. Le lundi j’ai pris sur moi et je suis allée composer mon bac blanc. Quand Damien finissait les cours il venait à la maison, on passait du temps et il s’en allait. Sa présence m’aidait beaucoup, quand il était là j’oubliais ma peine. Le jeudi et le vendredi je n’ai pas eu cours, Damien a séché pour qu’on puisse aller se promener. Le samedi c’est moi qui suis allée chez lui. Rien à voir avec ma maison, celle-ci était luxueuse. Il y a avait trois salons : celui des invités, celui des VIP, et celui des enfants. C’est dans ce dernier qu’il m’a installée avec ses deux sœurs et son petit frère. On parlait paisiblement quand sa mère est rentrée. En me voyant, son sourire a disparu. Heureusement, elle n’a fait aucune remarque désobligeante. Juste un « bonjour » sec et elle est partie. Elle est encore de mauvaise humeur ? Damien : viens. Je n’ai même pas ouvert la bouche, je l’ai suivi. On est sorti de la maison par la cuisine, il y avait une grande salle avec de grandes baies vitrées. Elle donnait sur la piscine. Je me suis assise, il a mit le split en marche ainsi que la chaîne HI-FI. La musique a commencé à envahir la pièce. Damien : après le bac je pars. Je vais au Maroc. Moi : … Damien : tu es brillante, tu peux obtenir une bourse pour n’importe où. Moi catégorique : je veux rester ici. Damien : mes parents ne vont pas me prendre un billet chaque vacance pour venir te voir et je n’ai pas les moyens de le faire moi. Moi : … Damien : sinon à quoi ça sert qu’on se mette en couple si on ne se verra jamais ? Moi : vrai. Personne n’a plus rien ajouté. On écoutait juste la musique et une chanson a retenu mon attention. Moi : qui chante ? Damien : Brandy le titre c’est « Don’t Shatter My Heart ». Moi : ne me brise pas le cœur. Damien : non, c’est plus fort que briser. C’est plus détruire mais une destruction violente et soudaine. Moi : j’aime bien. Il me l’a mise sur CD avant que je ne parte. Damien : tu penseras à moi en l’écoutant. — Maman est rentrée juste à temps pour ma proclamation du bac blanc, moyenne générale : 10. Elle n’a rien dit mais si elle avait parlé, je ne pense pas que j’aurais pu me contrôler. Je ne lui pardonnerai pas de m’avoir empêchée d’aller dire au revoir à ma grand-mère, ça jamais ! M. Le Proviseur : qu’est-ce qui s’est passé ? 10 ? Moi : … M. Le Proviseur : si tu as un souci il faut m’en parler. C’est un problème d’argent ? Moi : non Monsieur. M. Le Proviseur : de cœur ? Moi en larmes : j’ai perdu ma grand-mère Monsieur. M. Le Proviseur : je comprends. C’est vrai que c’est difficile mais la vie est devant ma fille. Le meilleur moyen de lui faire honneur c’est de continuer à être la petit fille studieuse que tu as toujours été. Moi : oui Monsieur. M. Le Proviseur : soit forte, et si je peux t’aider d’une quelconque façon, fais-le moi savoir. Tu es une valeur sûre de cet établissement -à maman- félicitations Madame pour l’éducation qu’a reçue votre fille. Les parents sont de plus en plus démissionnaires dans ce pays, résultat on a des ados totalement livrés à eux-mêmes, des enfants hors de contrôle qui se livrent à toutes sortes de vices. Vous pouvez être fière de votre fille, et je sais qu’elle ne nous décevra pas. Maman fière : merci Monsieur. *juin* Le jour du début des épreuves est vite arrivé. Je n’ai pas revu Damien, je me suis enfermée dans mes cahiers. Maman : que le Seigneur t’accompagne ! Moi : amen ! J’ai donné le meilleur de moi. Le meilleur de ce que je pouvais et ça a payé. Moyenne au bac 13,96. Deuxième meilleure moyenne au Gabon, meilleure moyenne dans la province de l’Estuaire. Le Proviseur lui-même était présent et m’a félicitée devant tout le monde. J’ai pleuré de joie, sauté, me suis jetée au sol, me suis roulée dans la poussière. La joie ! Comme la tradition le veut, les gens ont signé ma chemise. Des gens que je connaissais, d’autres que je ne connaissais pas. J’ai eu le bac oooooh ! D’office. Au quartier ma chemise a parlé pour moi. Je ne savais pas que j’étais autant appréciée ici. J’ai reçu je ne sais combien de bouteilles de x ou y. _Pascale félicitations pour le travail que tu as fait sur l’enfant là. Une fille des PK qui a le bac à 17 ans, première moyenne de la province, zéro enfant. Ta fille est polie, très respectueuse. On te critiquait ici pour rien. Sois fière de ta fille. Les voisins on fait la fête pour moi, pour m’encourager et me motiver. Une fille des PK était en voie de réussir et ils voulaient la soutenir afin de motiver les autres. Ce jour j’ai compris, j’ai compris tous les sacrifices de maman. Moi : merci maman. — Maman : tu vas faire une fête ? Moi : un petit truc simple, je n’ai pas beaucoup d’amis. Maman : en tout cas appelle tes gens, arrangez-vous que j’ai une idée des dépenses. Moi : donne le téléphone. Maman : dans le chevet. Quand j’ai ouvert une boîte bien emballée avec du papier cadeau m’a sourit. Je me suis assise sur le lit pour l’ouvrir. Moi hurlant : mon téléphone ! J’ai un téléphone ! Mon pauvre cœur, trop d’émotions pour lui en si peu de temps. Je suis allée récupérer ma puce, est-ce que je pouvais poser le téléphone la une seconde ensuite ? Il était partout avec moi. J’ai appelé mes deux seuls contacts, Bekie et Damien. Ils se sont graves moqués de moi mais je m’en fiche. Par manque de moyen, Bekie et moi devions jumeler nos fêtes. On avait choisi Nombakélé chez le père de Bekie pour l’espace et l’accessibilité. . Maman : ton maître nageur sera là ? Moi : qui ? Maman : ton vilain maître nageur qui a le gros nez la. Moi : oh maman ! Est-ce qu’il est vilain ? Et il n’a même pas un gros nez. Maman : il n’y a que toi pour le trouver beau. Avec la tête carrée. Il n’est pas vilain. Il est même très charmant. Bref, Bekie et moi avons fait nos courses pour notre fête. Ça devait être un petit truc simple, pas trop d’invités. Et oui Damien était bien présent. On s’est bien amusé. Le week-end qui a suivi, c’est Damien qui organisait une fête pour son bac. *deux semaines plus tard* Moi : on pourra économiser pour se voir au moins tous les deux ans. Entre temps peut-être que tes parents t’offriront des vacances au Gabon l’année où on ne pourra pas se voir. Damien : … Moi : à deux on pourra y arriver. Enfin si tu veux. Damien : … Il a voulu répondre mais on a entendu la voix de sa mère dans le couloir. J’ai couru me cacher sous le lit. Elle est entrée dans la chambre sans même cogner. Elle : je vais chez ta grand-mère j’arrive. Damien : ok ! [Porte qui se ferme] Je suis sortie de ma cachette et on a éclaté de rire. Damien : je fais monter quelque chose à manger. J’en ai profité pour mettre de la musique, notamment cette chanson qu’il m’a fait découvrir « Don’t shatter my heart ». Damien m’enlaçant : juste sois honnête avec moi. Si tu te rends compte que c’est lourd, que tu n’en peux plus, fais-le moi savoir. Moi le fixant : d’accord ! Damien : je crois que je suis vraiment tombé amoureux de toi Anita. J’aime ta personnalité, cette Anita que peu connaissent. Je veux bien essayer, mais je t’en prie « don’t shatter my heart » J’ai remis la chanson au début, j’avais fini par connaître les paroles par cœur. Ma voix s’est mêlée à celle de Brandy Moi le regardant dans les yeux : Don't shatter my heart I've been saving up this treasure for years I hid it somewhere so no-one could touch it, yeah With every love I had some reason to leave No other like it 'cause it's so authentic Many driver couldn't bear it alone Try to break through the gate but didn't ever call When I looked in your eyes, I thought of this, yeah So I present you with my most precious gift I put my love in a jar My heart, like a piggybank I'm giving it to you So whatever you do... Don't shatter my heart Never knew that love could be so epic, yeah But you saved me 'cause you're heroic Legend has it that you've earned this throne Since you came and pulled the sword out of the stone Many driver couldn't weather the storm You came in my life and turned the lights on The way you took me baby, I couldn't resist So I present you with my most precious gift I put my love in a jar In my heart, like a piggybank I'm giving it to you So whatever you do... Don't shatter my heart Emergency Don't break the glass, call me Our love can save anything like the Father Believe me I gave you my all 'cause My heart makes me stronger If you pour into it I can go even harder I put my love in a jar In my heart, like a piggybank I'm giving it to you So whatever you do... Don't shatter my heart Il a pris mon visage dans ses mains et on s’est embrassés. Vilain oh, tête carrée oh, gros nez oh, c’est mon choix la personne avec qui je veux être. Damien front contre le mien : j’ai envie de toi Anita. Moi la peur au ventre : … Damien : tu es vierge ? Moi le visage contre son torse : oui. Il a pris ma main dans la sienne et nous a fait danser sur cette chanson qui passait en boucle. Il n’a rien retenté. A 16h j’étais de retour chez moi. Maman : liberté ne veut pas dire que ma maison est un moulin. Tu vas sortir tous les jours maintenant ? Moi : … Maman : être grande c’est être responsable et être responsable ce n’est pas sortir TOUS les jours. Toi-même mets-toi des limites, ne me pousse pas à te traiter comme un bébé. -Damien Papa : tu en es où avec tes papiers ? Moi : je suis dessus. Papa sévèrement : tu es dessus ? Au lieu de te concentrer sur ton avenir ce sont les fesses qui t’intéressent. Maman : avec une fille des PK je souligne. Papa : n’essaie même pas de la mettre enceinte avant de partir tu m’entends ? Maman : tu penses qu’elle est avec lui pour quoi ? Là où il part elle va sûrement essayer d’éterniser les liens. Moi en colère : c’est faux maman elle n’est pas comme ça. Maman élevant la voix : ah oui ? Et elle est comment ? Tu connais ces filles de bas quartier ? Tu sais tout ce qu’elles sont prêtes à faire pour s’en sortir ? Tu viens crier ici, tu crois que c’est ton gros nez la qu’elle suit ? Moi pliant les poings de colère : … Maman : j’ai dit que je ne veux plus la voir chez moi et j’ose espérer que tu ne l’as plus fait remettre ses pieds dans ma maison. Tu me regardes comme ça pourquoi ? Viens me frapper ! J’avais trop les boules. D’où ils la connaissent pour la juger ? -Anita Maman : j’espère que tu es assez intelligente pour ne pas te donner à lui en espérant que ça l’empêchera de te laisser. Moi : … Maman : j’espère Anita que tu sauras être sage. Que tu lui donnes où pas, s’il le veut il ira voir ailleurs. D’ailleurs ma chérie dès que son avion atterrira au Maroc, il ira voir ailleurs. Il voudrait découvrir d’autres couleurs de cuisses. Donc Anita vigilance. Moi : … Maman : tu peux partir. Mais tu rentres ici avant la tombée de la nuit. J’ai pris ma besace et je suis sortie de la maison. Finalement peut-être que j’aurai dû saisir l’opportunité et partir apprendre ailleurs. « Après le bac tu auras la liberté » CONNERIE !!! Ce sont les vacances, Damien part bientôt, pourquoi je ne peux pas le voir autant que je le voudrais ? Pourquoi ? Damien n’était pas encore là quand je suis arrivée en route, je n’ai pas voulu qu’il descende saluer maman. A quoi bon ? Elle ne lui répond jamais. Sincèrement elle veut que je finisse nonne ? Damien : qu’est-ce qu’il y a ? Moi essayant de maîtriser mes larmes : rien. On est allé chez lui regarder un film dans sa chambre. Damien : qu’est-ce qu’il y a ? Tu n’as pas l’air dans ton assiette depuis tout à l’heure. Il était assis sur le lit, adossé contre le repose-tête. Je me suis mise à califourchon sur lui pour l’embrasser, mais un b****r torride. Je me suis mise à remuer mon bassin sur son s*x, il a posé ses paumes chaudes sur mes fesses. J’ai aimé ce contact. Damien en mettant un terme au b****r : Anita ! Moi en retirant mon teeshirt : I've been saving up this treasure for years and now I’m giving it all to you. Damien : tu es sûre ? Moi chantant en versant des larmes : So I present you with my most precious gift I put my love in a jar In my heart, like a piggybank I'm giving it to you So whatever you do... Don't shatter my hear J’ai retiré mon soutien-gorge et m’a poitrine était bien pointée devant son visage. Damien essuyant mes larmes : je ne veux pas que tu te sentes obligée. Si tu n’es pas prête je… J’ai étouffé le reste de sa phrase dans un autre b****r torride. Il s’est mis à me malaxer les fesses puis la poitrine. Il m’a renversée sur le lit pour parsemer mon corps de bisous humides et de petites morsures par moment. Damien : si tu as mal ou change d’avis dis-le moi. J’ai hoché la tête et il s’est occupé de mon short et mon slip. Mon pubis aussi a eu droit à de bisous humides. Ses lèvres sont remontées à mon coup et j’ai senti ses doigts en moi. Je ne sais pas ce qu’il a fait, c’est comme s’il y avait un interrupteur à l’intérieur et qu’il s’est mis à jouer avec. J’étais perdu entre ses doigts en moi et sa langue sur mon téton. Damien : ça va ? Moi excitée : oui. Il s’est redresser pour sortir du lit et j’ai pu voir ce qui s’apprêtait à entrer en moi. Il a mis un préservatif et est revenu vers moi. Damien : tu décides de quand ça s’arrête. Moi : d’accord ! Damien : I love you. Peu importe ce que disent nos mères, I love you Anita.
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