-Mauriane
A ma pause de midi, au lieu d’aller manger j’ai eu une meilleure idée. J’ai foncé à la maison.
Caméra en marche, je me suis placée juste devant. J’ai commencé par soulever ma jupe en me déhanchant. J’ai retiré mon slip en remuant mon bassin de manière érotique. Je me suis assise sur le lit les jambes écartées et j’ai commencé à me m*******r. Me touche, caresser, masser en gémissant. J’ai retiré ma chemise pour me malaxer la poitrine à travers le soutien-gorge que j’ai fini par retirer pour me pincer les tétons. Je ne me gênais pas gémir en prononçant le nom de Jean et quand j’ai joui, j’ai pris ma semence sur les doigts pour la montrer à l’écran avant de la mettre dans ma bouche et l’avalera.
Je me suis douchée et changée puis je suis retournée au boulot avec la caméra. La vidéo a été modifiée pour que mon visage ne soit jamais exposé, on ne devait voir que ma bouche.
Moi “coucou”
Jean “coucou”
Moi “tu es seul ?”
Jean : “oui. Dans mon bureau.”
Je lui ai alors envoyé la vidéo. 30 mn plus tard il me renvoyait sa réaction. Sa queue bien grosse et tendue.
Jean “tu vas être sévèrement punie ce soir jeune fille”
Je suis sortie de mon bureau en flèche dire à ma collègue que j’avais une urgence. Je me suis rendue au bureau de Jean, j’ai fermé la porte à clé derrière moi. Il n’a même pas eu le temps de dire “B” j’ai remonté ma jupe sur les hanches et retiré mon slip, il a fait descendre son pantalon que je profite de cette belle érection. Il a dû m’enfoncer les doigts dans la bouche pour retenir mes gémissements, je prenais tellement mon pied que j’oubliais où l’on était. Quand je me suis sentie partir, je me suis penchée l’embrasser en vibrant de plaisir.
Moi : je t’aime Jean-Daniel.
Jean me caressant le dos : je t’aime Mauriane mais je vais me salir.
Il m’a fait pencher sur son bureau pour pouvoir se retirer sans se salir. Je lui ai passé des lingettes pour qu’il puisse se nettoyer.
Jean : tu vas me tuer un jour.
Moi remettant mes vêtements en place : à ce soir bébé.
Jean : je t’emmène manger.
Moi prenant la porte : ça marche ?
Je suis retournée au boulot. Quand on m’a demandé ce qu’était l’urgence, j’ai répondu que ma mère a eu besoin de moi.
A 16h je suis partie du boulot pour la maison. Je voulais avoir le temps de me faire belle pour notre rendez-vous de ce soir.
[Sonnerie de téléphone : mamoune]
Maman : comme tout est de nouveau rose dans ton foyer tu oublies maman hein non ?
Moi étalant la crème dépilatoire sur mes jambes : comment ça ?
Maman : même pas un message ni appel.
Moi en riant : trop de choses à gérer laisse.
Maman : comment ça se passe entre vous ?
Moi heureuse : merveilleusement bien.
Maman : et les autres ?
Moi en riant : quelles autres ? Je le presse tous les jours jusqu’à la dernière goutte, il a quel énergie pour une autre ? Il plane trop en ce moment et ce sur tous les plans.
Maman : c’est bien ma fille. Rends le accro à toi au point qu’il fasse une crise quand tu t’éloignes.
Moi : tu peux compter sur moi pour ça.
Maman : et les enfants ?
Moi : ils étaient là pour le nouvel an. Tous les sept imagine. Heureusement ils ne viendront jamais faire plus d’une semaine ici.
Maman : tu n’es pas leur nounou.
Moi : c’est clair. Et je dois songer à faire le mien. 31 ans dans quelques mois, je vieillis.
Maman : exactement. Attends juste que le mauvais vent passe et ne te gêne même pas un peu.
Moi : je te rappelle, on sort ce soir et je dois me préparer.
Maman : hum ! En tout cas j’attends Paul.
Moi : ouais bisous
Clic !
J’ai continué d’étaler la crème sur mes jambes et aisselles. Pour le maillot j’utilise la cire. Un gommage et je me pose mon masque sur le visage le temps de choisir LA robe de ce soir. Chaussures et accessoires, tout est posé sur le lit, je peux maintenant aller me doucher.
A 20h je suis sur mon 31 toute belle, mais Jean n’est toujours pas là. Je commence à m’énerver car je n’aime pas patienter toute habillée, après le maquillage coule. Pff !
21h et toujours rien. Son téléphone est éteint. Je commence à m’inquiéter. Je n’ai pas le numéro de ses amis, j’ai appelé sa mère et ses soeurs mais personne ne l’a vu.
[Sonnerie de téléphone]
Je me précipite dessus sans même prêter grande attention au numéro.
_allô Mauriane ?
Moi : oui.
_Jean-Daniel à fait l’accident oh !
Moi le coeur battant : il est où ?
_on l’a emmené dans une clinique à Akébé sa…
Moi l’interrompant : j’arrive.
Je n’ai même pas remarqué mon accoutrement, mes chaussures à talons. J’ai foncé à Akébé au près de mon homme.
Belle-maman en larmes : il est au bloc actuellement.
Moi : qu’est-ce qui s’est passé ?
Belle-maman : c’est cette vipère de Carmela. Je ne sais pas comment quelqu’un peur être aussi mauvaise. Il sont en instance de divorce, je ne sais pas ce qui s’est passé pour qu’elle se mette à poursuivre Jean-Daniel au lieu de s’occuper de ses enfants.
Moi : …
Belle-maman : il y avait des enfants qui traversaient la route, Jean a freiné à temps mais Carmela lui est rentré dedans. 3 enfants de 7 et 9 ans morts sur place, le plus grand de 11 ans est dans le coma et Jean au bloc. Je ne savais pas -elle s’est mise à pleurer plus fort- je ne savais pas que cette femme était autant une sorcière.
Moi révoltée : et elle est où ?
Belle-maman : la police l’a embarquée.
Moi : pourquoi vous l’avez emmené ici ? C’est quelle clinique ça ? Pourquoi vous n’êtes pas allés à l’hôpital où dans une clinique de renom ?
Belle-maman : c’est la sorcière qui m’a appelée pour me dire que Jean était ici, je n’ai pas posé milles questions.
Moi : il faut qu’on le transfert à l’hôpital militaire c’est la meilleure. Pas les hôpitaux civils qui embauchent des gens qui ont passé tout leur parcours scolaire à tricher et devant un cas foutent la m***e sans compter les détournements et manque d’appareil. Ni les cliniques des gens qui ont quitté leur pays avec un diplôme de boucher, arriver au pays de Florentin DOMBA, ils sont chirurgiens car l’état ne pense qu’à leur ventre et se fout des populations.
Belle-maman : snif !
Je me suis mise à faire les cent pas dans le couloir. Une clinique sinistre qui sent je ne sais quoi, tu te demandes même si on nettoie cet endroit. Même les blouses des infirmières ne t’inspirent pas confiance.
Moi apeurée : maman la clinique là à l’eau courante ?
_ma fille va dans les toilettes tu viens me dire. Je ne sais pas pourquoi l’état ne ferme pas ce genre de structure. Quand ils ont mis une paire de gant, c’est pour toute la journée, on ne change pas ça. Les chambres n’ont pas de brasseur d’air, pas de split, pas de ventilateur et ça sent.
Moi : Seigneur !
_eux-même ils se soignent à l’étranger, ils s’en foutent de l’état des structures sanitaires du pays.
Je me suis mise à prier fortement que tout se passe bien. J’avais chaud et les moustiques n’avaient pas pitié de nous DANS LA CLINIQUE. Pourquoi les politiciens détestent-ils autant leur propre pays ?
Après 1h au bloc, on nous a annoncé qu’il allait mieux. Ils nous ont conseillé de partir et revenir demain et c’est ce qu’on a fait.
.
Jean en souriant : tu pensais que j’allais te laisser ? Pour qu’un autre profite de tout ce que tu sais si bien me faire ? Jamais !
J’ai couvert son visage de bisous salés par mes larmes.
Moi : j’ai eu peur.
Jean : je vais bien.
L’hôpital militaire a refusé de nous prendre car ce ne sont pas eux qui ont opéré. On a dû rester 4 jours dans cette clinique et ensuite j’ai craqué. Il ira finir sa convalescence à la maison.
J’ai pris une permission pour m’occuper de lui. Jean et Carmela étaient les seuls survivants de l’accident. En plus de la mort des enfants, il y a eu un poteau électrique endommagé ainsi qu’une voiture mal stationnée.
Maintenant qu’elle est en cellule qui va garder ses enfants ? Quelqu’un tu as prié pour avoir des enfants, on t’en donne, au lieu de t’en occuper c’est Jean-Daniel ton problème. Quelqu’un qui vient d’accoucher, elle ne peut pas rester avec son bébé. Je cherche mais je ne comprends pas, vraiment pas. Qu’est-ce qui l’a poussée à agir ainsi ? A mettre ainsi sa vie en danger ?
—
Depuis hier Jean se plaint de douleur au niveau du ventre. Ce n’était d’abord rien de grave, mais aujourd’hui il se tort de douleur. J’ai d’abord appelé sa mère avant de le conduire à l’hôpital militaire.
Le Docteur : Madame qui a opéré votre mari ? Hein ? Vous partez chez des charlatans et quand ça ne va pas vous venez pleurer ici ?
Moi : …
Le docteur : ils ont oublié le coton dans son ventre, l’opération était du vrai bricolage. Et si quelque chose lui arrive ici on va accuser qui ?
Moi en larmes : pardon Docteur.
Le Docteur : non, ce n’est pas une histoire de pardon. Les médecins font de leur mieux mais nous ne sommes pas Dieu et les choses peuvent mal tourner. A ce moment les familles oublient qu’on voulait aider, on nous colle des procès et autres.
Je me suis mise à pleurer. Je ne sais même pas qui l’a d’abord emmené là-bas en premier lieu.
Le Docteur : on va le prendre, mais prochainement ne faites plus ça. Avec la CNAMGS (Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale) on se fait soigner quasiment gratuitement au Gabon, même les évacuations sont prises en charges. Arrêtez d’aller dans ce genre de cliniques.
Moi : ce n’est pas moi Docteur pardon sauvez mon mari.
Le Docteur plus doux : calmez-vous, on va mettre toute notre énergie pour le sauver. Mais je vous préviens que cette opération n’est pas sans risque compte tenu du fait qu’on l’avait opéré il y a peu.
Moi : merci Docteur.
Je suis restée seule jusqu’à l’arrivée de maman, puis de belle-maman. Je n’ai pas arrêté de prier pour que tout se passe bien.
Je me suis endormie sur les bancs publics. En voyant le Docteur, maman m’a réveillée car il avait une sale tête.
“Il y a eu des complications, ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient, il est désolé” c’est tout ce que j’ai retenu. C’est tout ce que mon cerveau a retenu. Nous sommes restées toutes les trois silencieuses et d’un coup j’ai hurlé son nom en me pliant en deux.
Il était déjà bien, à part la douleur au ventre il allait bien. Florentin DOMBA et ton gouvernement je te maudis ! Je vous maudis jusqu’à votre 7e génération ! C’est vous qui avez tué mon Jean-Daniel, c’est vous ! b***e de sorciers !
Jean est mort. Jean-Daniel, mon Jean-Daniel est mort.
-Carmela
Me SOUA : je suis dans le regret Madame de vous annoncer le décès de votre mari.
Je suis restée choquée par la nouvelle. Seules mes larmes attestaient que j’étais encore en vie. Je n’ai jamais voulu lui faire de mal, je n’ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit. Et pourtant on m’a dit que tout s’était bien passé au bloc, qu’est-ce qui s’est passé encore ?
Me SOUA : cela va faire cinq homicides Madame.
Moi la voix cassée : mes enfants. Maître j’ai un nourrisson de 3 mois. Oh ! Seigneur ! Mes enfants vont devenir quoi Maître ? Ils sont encore petits. Mes pauvres bébés, ils ont besoin de moi.
Je me suis penchée sur la table pleurer. Je regrette, je n’ai jamais voulu que ça se passe ainsi. Je regrette Seigneur. Je regrette !
-Anita
J’attends les autres enfants pour qu’on rentre tous ensemble. Sur le chemin on s’embête, on rit et se raconte ce qu’on a fait en classe. Je suis la première à arriver chez moi. Je dis au revoir aux autres de la main et ferme le portillon.
Mémé m’a fait des tubercules de manioc bouillies avec l’huile et le sel pour le goûter. C’est trooooooooop bon. Ensuite je prends un yaourt et je peux aller jouer avec les enfants du voisin.
Maman : Anita ? Anita ?
Moi : maman ?
Je cours vers elle. Elle a un sachet en main et je vais l’aider.
Maman : tu as fait tes devoirs ?
Moi à voix basse : non.
Maman : que jouer, c’est tout ce que tu sais faire. L’année prochaine tu passes l’entrée en 6e c’est maintenant que ça se prépare ! Va me prendre tes cahiers et en vitesse.
Chez maman je dois toujours faire mes devoirs, toujours. Et elle me fait réciter mes leçons. C’est la seule chose que je regrette chez papa, là-bas je faisais mes devoirs si je veux.
Maman est partie à la cuisine et moi dans la chambre pour faire mes devoirs. Si je fais vite je pourrai encore aller jouer avant qu’on m’envoie me laver. J’ai tout vite fait et je suis allée montrer à maman pour qu’elle corrige.
Maman : c’est juste, va te laver tu vas maintenant étudier tes leçons.
Je m’en vais en pleurant et tapant des pieds. Est-ce qu’on étudie les leçons tous les jours ?
Maman : tu veux que je vienne t’aider à pleurer là-bas ?
J’ai pris mon serviette et le seau ainsi que mon gratte-corps et savon. Je me lave derrière et maman assise sur son banc devant la porte de la cuisine me surveille.
Maman : frotte bien tes ongles et derrière les oreilles.
Maman : ne gaspille pas l’eau, lave le pipi et les fesses.
Maman : la tête, prends la brosse à linge pour me brosser ta tête.
J’ai les cheveux coupés parce que je n’aime pas les tresses.
Maman : c’est fini rentre, il va faire froid.
Moi : maman je peux mettre ma chemise de nuit Barbie ?
Maman : tu peux. Tu mets bien l’huile de coco et gare à toi si tu me fais le désordre dans la chambre.
Maman en criant : mets-moi les babouches ! Tu ne viens pas de te laver ?
Moi : si.
Maman : tchip !
Je suis allée dans la chambre m’essuyer.
Maman fort pour que j’entende : j’espère que tes habits sont dans la corbeille de linge sale hein. La serviette tu l’accroches. Tu rends tout à sa place et ne laisse pas le savon dans l’eau.
Moi : oui maman.
La femme la parle trop. Toujours en train de parler. Je me suis habillée et j’ai pris mon cahier d’instruction civique étudier la leçon du jour.
On mange d’abord avant que maman ne me fasse réciter et après le journal maman m’envoie au lit. Chez tantine Mauriane je pouvais lire avant de dormir mais maman dit qu’elle n’a pas d’argent pour que j’aille au CCF. Alors c’est mémé qui me raconte des histoires sur elle, son mari, ses sœurs et ses enfants. Je rigole jusqu’à m’endormir.
Le matin je vais à l’école avec maman et à midi je rentre seule. Mémé me fait manger tout ce que je veux et elle ne me force pas à faire la sieste. Mais ce midi maman elle-même est venue me chercher à l’école. Je suis contente, j’aime bien quand c’est maman qui vient me chercher. Mais elle était triste.
Maman : Anita ? J’ai une mauvaise nouvelle.
Moi : …
Elle m’a prise dans ses bras et s’est mise à pleurer.
Maman : je suis vraiment désolée mon bébé. Vraiment désolée. Ton papa a quitté ce monde.
J’ai soulevé la tête pour la regarder. Je me suis moi aussi mise à pleurer. Maman Pauline et maintenant mon papa, est-ce que toutes les personnes que j’aime vont mourir et me laisser ?
Il a fallu que je le voie, que je voie mon papa allongé dans un cercueil pour vraiment comprendre. Mon père est mort, à peine je le retrouvais qu’il me laissait encore. Il est parti et il ne reviendra jamais.
—
Maman : tu fais quoi là ? Rentre, les moustiques.
Moi en larmes : tu crois que papa est au ciel et qu’il me protège ?
Maman : je ne sais pas ma chérie.
Moi : je n’ai même pas beaucoup profité de lui.
Maman : …
Moi : quand il était à la maison, personne ne pouvait rien me faire. Il me protégeait toujours.
Maman : alors il te protège toujours. C’est le rôle d’un père.
Moi en essuyant mes larmes : il me manque déjà. Il m’emmenait partout, il me disait ses secrets.
Maman m’a prise dans ses bras.
Moi : toi aussi tu vas mourir et me laisser ?