POINT DE VUE DE RAVEN Alec et moi restons silencieux tout au long du vol. Les seuls mots que j'échange sont avec une hôtesse de l'air, et cela n'arrive qu’à deux reprises durant les dix heures de trajet. Lorsque le jet dérape légèrement en touchant le sol, je sens mon cœur se serrer dans ma poitrine. Il ralentit jusqu'à s'arrêter, et je prends conscience de l'endroit où je suis. Je suis chez moi. Je suis de retour à New York. Je me précipite hors de mon siège et marche rapidement vers la sortie. La porte s’ouvre, révélant l’escalier qui descend vers le sol. En observant la piste d'atterrissage illuminée par les lumières de la ville, mon cœur s’emballe. Le bruit des sirènes et des klaxons m’accueille comme un vieil ami. Pendant un instant, j’oublie la douleur et la culpabilité laissée

