La chaleur de ses bras surpassait tout souvenir de son manteau, celui que j’avais cherché avec une sorte de désespoir presque ridicule lorsque son absence m’avait frappée. Rien n’égalait ce contact, cette proximité vivante. Je respirai profondément, m’abandonnant davantage contre lui, décidée à prolonger encore un instant ce refuge inattendu. Juste un peu plus longtemps. Je me convainquais que je le relâcherais dès que mon esprit serait apaisé, dès que ce manque en moi se calmerait. Pourtant, lorsqu’il effleura mes cheveux du bout des doigts, un frisson traversa ma poitrine et mon loup se mit à ronronner, me forçant à retenir un soupir. Peut-être que quelques instants ne suffiraient pas. À mon réveil, une solitude écrasante m’avait envahie, comme si le monde entier avait disparu avec lui

