– Tu as besoin d’aide ? demande finalement l’inconnu. Je m’appelle Jean. Frère Jean. Il a un bâton dans la main gauche et les pieds nus dans ses sandales. Bernard-Hubert se contente de secouer la tête négativement. – Merci. Ça va. J’en avais juste un peu assez... – J’habite là haut à côté de la chapelle. Si tu veux m’accompagner et te poser un peu, je peux t’offrir de l’eau... Bernard-Hubert, qui a d’abord failli réagir sèchement à ce tutoiement incongru, ne sera sans doute jamais capable d’expliquer pourquoi il suit l’homme à la bure. Ils montent côte à côte presque sans un mot. Lui n’a rien envie de dire et surtout n’a, pense-t-il, aucune raison de se raconter à cet inconnu qui ne pose d’ailleurs aucune question. Ils marchent sans parler et pas seulement parce que la pente devient ra

