Chapitre 28Si j’ai appris une chose depuis que je tiens cette agence, c’est que Marta Zora ne vient jamais au hasard. Alors, quand je la vois depuis la rue, à travers la vitrine, je sais déjà que je vais encore devoir dépatouiller un dossier bien compliqué. Elle a les yeux qui crient braguette, mémé. Mes poumons se gonflent d’air lorsque je pousse la porte. Comme si je n’entendais pas les sanglots de Nathan, je prends le temps d’essuyer mes pieds sur le tapis. Moi non plus, je n’ai pas beaucoup dormi. En fait, je n’ai pas dormi du tout. Mes insomnies sont revenues. Une fois que je n’ai plus de trace de neige sur mes chaussures, je lève enfin la tête. — Allons, allons, mon petit. Ce Matt n’est qu’un idiot ! déclare madame Zora, la main tapotant l’épaule de mon employé. On dirait que mo

