Chapitre 33Ce matin, je n’ai pas les yeux en face des trous. Abigaëlle me tue à la tâche. Et j’adore ça. Sur le chemin, j’ai confondu un chat avec un pigeon. Avant de partir de sa chambre, elle m’a supplié de rester. Même si sa demande était plus qu’alléchante, je ne me suis pas laissé faire. J’ai attrapé la PS4 et je l’ai assommée. Il faut qu’elle pense à mon corps ! Il n’a pas l’habitude de pratiquer tout ce sport. J’ai des courbatures jusqu’aux orteils. Croyez-moi, on peut en faire des choses avec des doigts de pieds... — Petite nuit, Coco ? Cette voix, cette phrase, ce regard, ces cheveux roux et cette délicieuse odeur de café chaud... enfin ! Betty est rentrée de son arrêt maladie. Toute pimpante, rayonnante au milieu du hangar qui nous sert d’agence, elle me porte ma tasse.

