Chapitre 17Quand on pense perdre un être cher, tout s’effondre. On s’imagine ne plus jamais revoir sa collègue, son ami ou son voisin et le vide s’invite... Même cette personne, celle pour qui on a le moins d’attache, commence à nous manquer. Betty ne représente pas cette personne. Elle n’est pas cette voisine, ce pote ou ce passant que j’ai l’habitude de voir chaque matin. Betty est plus que tout cela. Le poids de la culpabilité qui m’envahit au moment où je la vois allongée dans son lit d’hôpital. Ça me coupe la respiration. J’ai déjà vécu cette scène. — Bordel, pourquoi est-ce que tu as fait ça, ma Betty ? Je me précipite vers son corps bien trop fatigué à mon goût. Ses yeux sont clos, pourtant, le tour est rougi. Elle a beaucoup pleuré. Si je n’avais pas claqué la porte ce matin,

