•|• Quatre mois plus tard
Point de vue de Bassim Sall
Je roulais à toute allure pour me rendre à l'hôpital où mon père est actuellement hospitalisé depuis deux mois. Ma mère pleurait à chaudes larmes lorsque nous avons parlé au téléphone.
Dès mon arrivée, je me dirige immédiatement vers la chambre où mon père séjourne.
— Bassim. Dit ma mère en pleure
— Qu'il y'a t'il maman pourquoi tu pleures?
Nadira, l'une de mes cousines très proches, était présente ainsi que quelques oncles à moi, et leurs regards étaient plutôt inquiétants.
— Bassim ils l'ont amener il ne réagissait plus. Déclare Nadira
Une douleur intense m'a traversé le cœur, je ne suis pas prêt à perdre mon père maintenant. Nous avons des objectifs communs à atteindre.
— Mais qu'est-ce qui s'est passé?
— Rien de particulier, nous étions en train de parler de sa fête d'anniversaire passée et soudainement il a commencé à réagir bizarrement avant de cesser de réagir. Les médecins sont arrivés rapidement pour le prendre en charge. Répliqua Neissa une nièce à moi
— Et alors? Ils ne vous ont toujours rien dit ?
— Non.
Au même moment un docteur arrive.
— Docteur comment va t'il ? Demande désespérément ma mère
Il reste silencieux un moment et dit:
— J'ai le regret de devoir vous l'annoncer mais monsieur Sall../
Il ne termine pas sa phrase qu'il se fait interrompre par les cries de ma mère.
— NONNNNN. S'écria ma mère
Une sensation de déchirure au cœur m'a envahi, ma mère s'est écroulée par terre. Les larmes de ma mère coulaient abondamment, ce qui a également touché Nadira.
— Vous voulez dire qu'il est décédé ? Demande Cherif
— Malheureusement oui.
Après cette déclaration, ma mère a fait un malaise et les médecins ont pris en charge son cas rapidement.
Je constatais que tout le monde était submergé par les larmes et moi je restais immobile.
Je suis profondément attristé par le départ de mon père, je n'arrive pas à y croire. Je refuse de l'admettre, mon père ne peut pas mourir maintenant. Je prends la décision de me rendre dans la chambre où il se trouvait afin d'observer le corps. Malgré tous mes efforts, je n'ai pas pu retenir mes larmes, mon père est bel et bien parti.
[...]
Deux mois se sont écoulés depuis le décès de mon père, et je n'arrive toujours pas à surmonter ce choc. Même ma mère a déjà tourné la page et moi je ne parviens pas à en faire autant.
C'est le jour où je m'apprêtais à lui annoncer une nouvelle d'une grande importance qu'il est décédé. J'ai conclu un contrat majeur à l'étranger avec une grande entreprise, mon père avait toujours rêvé de cela et je voulais lui faire part de ma joie, malheureusement je n'ai pas pu. Je m'en veux énormément, j'espérais voir sa réaction, le sourire sur son visage lorsque je lui annonçais mais je n'ai pas pu et je suis très en colère à ce sujet.
Ce matin-là, j'étais extrêmement réfléchi, tout comme ces derniers jours où je peine toujours à accepter la réalité.
— Bassim?
— Oui maman, rentre je t'en prie.
— Je t'en supplie mon fils oublie un peu et passe autre chose.
— J'aimerais bien mère mais j'y arrive pas.
— Efforce toi, tu es devenu un zombie, tu ne manges presque plus.
— Je n'ai plus envie de rien maman.
J'ai l'impression qu'elle ne comprend pas, personne ne veut comprendre en fait. Je viens de perdre la personne la plus significative de ma vie. Mon père a joué un rôle essentiel dans mon développement, il m'a tout transmis et sans lui, je ne serais pas là où je suis aujourd'hui. Il est impossible pour moi de continuer comme si de rien n'était, je viens de perdre une partie importante de moi-même.
— Mais ne dit pas une chose pareille, ne penses-tu pas à moi et Laura?
— Désoler maman mais je m'en fiche d'elle.
— Ne dis pas ça, mon fils, je constate que tu es en colère intérieurement et cela n'est pas bon. Cela a des conséquences néfastes.
Certainement ma mère a raison mais c'est plus puissant que moi, j'ai tenté mais je n'y parviens pas. Je ressens une rage en moi que je ne peux pas expliquer, une colère que je ne peux pas exprimer.
— Peux-tu me laisser seul un moment s'il te plaît ?
— D'accord mais promet moi que tu vas essayer de faire des efforts?
— Oui maman.
En essayant de tout oublier, j'ai décidé de m'allonger sur le lit, mais c'est dur, le visage de mon père ne cesse de me hanter.
•|•|Un mois plus tard
Point de vue de Katia Cissoko
Les derniers jours ont été agités entre les cours et Abba qui ne me quitte plus, je me sentais perdu. Je n'arrive toujours pas à mettre fin à notre relation, il me perturbe.
Enfin, il y a quelque temps de cela, mon père m'a donné l'ordre de rentrer au pays. Je ne comprends pas pourquoi il insiste pour que je poursuive mes études là-bas, mais je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour le convaincre de me laisser revenir ici.
Je ne remets pas en question mon attachement à mon pays, mais honnêtement, j'aimerais terminer mes études ici, surtout que c'est ici que j'ai commencé mes études universitaires. Néanmoins, je suis réticent à l'idée de changer d'école.
[...]
Deux jours se sont écoulés depuis, c'est mon voyage. Nous sommes actuellement à 2 heures du matin et nous venons d'atterrir dans le territoire du Mali. Après les protocoles, je vois mon père en train de s'asseoir et je me précipite sur lui pour le serrer fortement dans mes bras en lui disant :
— Papa!! Mon papa adorée! Dis-je me jettent sur lui comme un petit bebe
— Ma petite princesse à moi. Dit-il en me prenant dans ses bras
Je lui fais des bisous un peu partout, je suis tellement heureuse de le retrouver. Il s'est écoulé un temps infini depuis notre dernière rencontre, surtout que je ne suis pas venue pour les vacances l'année dernière.
— Tu m'as tellement manquée et maman? Elle n'est pas venue avec toi?
— Ma princesse, toi aussi tu m'as manqué, et ta mère est à la maison, elle te prépare à manger tu la connais toujours dans l'exagération.
— De ouf, j'imagine qu'elle préfère mon soit disant plat préféré enfin j'aime plus les lasagnes parce qu'elle le préparer tout le temps.
— Haha c'est méchant princesses, bon on y va ils nous attendent à l'extérieur.
Je ne vois pas de qui il parle, à cette heure de qui cela peut-il être?
— De qui parles-tu?
Soudainement, je remarque quelques membres de ma famille, mes oncles, tantes et quelques cousines, je suis étonnée. Même si je suis consciente que je suis la fille préférée, je ne m'attendais pas du tout à tout ça, je suis émue.
Après les échanges, nous sommes tous rentrés à la maison pour célébrer mon retour. Je suis excité à l'idée de revoir ma mère, j'ai tellement hâte de la retrouver, elle m'a tellement manqué dans ma petite vie.
[...]
Nous sommes arrivés, j'ai hâte de retrouver ma mère mais surtout de me régaler, j'ai une de ces faims. Après avoir franchi le seuil de la maison, je me précipite pour voir ma copine mdr, ma mère est ma meilleure copine.
— Maman, ma petite copine qu'est-ce que tu m'as manqué. Dis-je les larmes aux yeux
— Ma go oubien c'est pas ça ? Ahah
Elle est tellement drôle, je lui fiat un gros câlin.
— C'est exactement ça maman wow j'arrive pas à croire qu'on se revoit enfin j'ai tellement rêvé de ce moment, j'aime pas être loin de toi.
— Moi non plus chérie, tu es mon petit cœur.
Nous nous sommes serrés dans nos bras avant de nous lancer dans un fou rire aussi intense qu'elle avait les larmes aux yeux. Elle était tellement heureuse qu'elle ne voulait plus me lâcher. Elle me serrait très fort contre elle et Anna aussi, ma petite chérie, elle a tellement grandi.
— Anna j'espère que tu as de super bonne notes?
— Bah oui, tu n'es pas la seule intelligente de la maison!
— Ah bon on va vérifier ça.
Ma petite sœur chérie est en train de devenir une femme, elle a grandi de façon spectaculaire. Je suis extrêmement fière d'elle et de ce qu'elle devient.
— Bon alors dis-moi j'espère que tu n'as pas fait de bêtise?
— Maman !!
Après une longue période de réflexion, elle décida finalement de s'arrêter, les mères sont toujours un peu trop curieuses.