IV Plougasnou, le lendemain matin.9 heures et cinq minutes. Au rayon conserves du Casino local, une étrange rencontre. Autour de ce couple qui se retrouve sans même se faire la bise, les clients vaquent à leurs achats, dans le calme de ce début de matinée. Ils cherchent leur bonheur. Un bonheur en forme de boîte de cassoulet pour ce récent octogénaire, veuf depuis quelques semaines, et peu porté sur l’art culinaire. Un bonheur sous forme de raviolis, avec ou sans « s », pour cette mère de deux jeunes bambins qui ne kiffent que les pâtes, les frites, les poissons rectangulaires ou les bâtons de poulet, à condition qu’ils soient panés, et les steaks hachés façon hamburger. Plus soucieuse de l’environnement et des abus des grands groupes alimentaires, cette charmante “bruninette”, frisant la

