Déjà assez près pour prendre les sacs. Ma main se préparait à tenir le premier sac qu'une voix se fit entendre derrière moi.
- Auriole ?
Je me stoppai net et mes yeux se posèrent sur la femme, mais ce n'est pas elle que je vis, ou plutôt, c'était elle, mais avec une apparence différente de tout à l'heure... Son visage, et toutes les parties de son corps que je voyais était couverte de blessures purulentes et en plus de ça une odeur de chaires calcinées et pourries se mit à dégager.
Cette image me fit peur et je reculai. Directement, je me tourne pour rentrer à la maison, mais je ne sais comment, sa main me rattrape le bras.
- ÉVELYNE : Prend les sacs de ta mère.
Dit-elle d'un ton sévère.
Je reste toujours silencieuse en essayant de me dégager, mais rien, mais je me fatigue pour rien... Elle me tient fermement. Et puis tout d'un coup, je remarque qu'il ne fait plus jour, mais nous sommes déjà en pleine nuit. Et il fait vraiment très noir.
Que faire, j'ai le sentiment que si j'ouvre ma bouche pour émettre un son, un truc de grave se passera. Alors je garde le silence. Je continue de me débattre et tout d'un coup, j'entendis.
- Laisse ma fille !
Je regarde derrière moi, et je vois mama, elle a un air très sévère et regarde fixement cette femme. Elle est concentrée sur elle et ne me regarde même pas... On aurait dit un animal qui attend que sa proie face un faux pas pour lui sauter à la gorge.
Au bout de quelques secondes, elle me lâche enfin et je cours me mettre à l'abri derrière ma mère. Elle a toujours le regard fixe sur son ex amie... Les deux se regardent et puis elle se tourne et s'en va, mais ma mère continua de la regarder jusqu'à ce qu'on ne la voie plus.
Remarque, il fait de nouveau jour.
- MAMA : Auriole, c'est comment ? Tu n'as rien ? Elle t'a fait quelque chose ?
Ma mère regardait chaque partie de mon corps et même quand nous sommes rentrées, elle avait décidé de me donner mon bain. Mais je n'avais pas manqué de lui poser la question :
- AURIOLE : Mama, qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai rien compris. Tout d'un coup, il faisait déjà nuit.
- MAMA : Ma fille laisse seulement, tu m'avais bien dit... La femme là, c'est une sorcière. Mais ne t'inquiète pas, plus jamais elle ne va t'importuner.
Rien que ces mots de ma mère m'avait rassuré.
Et à peine quelques jours plus tard, la nouvelle du décès de l'ex-amie de ma mère se rependait.
L'amie de ma mère, la seule qu'elle ait jamais eue dans ce village était subitement décédé. Il se disait qu'elle avait été retrouvée morte dans sa maison. Ce qui avait attiré l'attention était l'odeur nauséabonde qui se dégageait de sa maison puisqu'elle était déjà en pleine décomposition. Et d'ailleurs, comme tout le monde avait peur d'entrée chez elle, il fallut que le chef du village se déplace et c'est sa garde personnelle qui était entrée dans cette maison pour sortir sa dépouille.
La pauvre, elle était morte toute seule chez elle, sans personne à ses côtés.
Soit j'étais naïve, soit je refusais de voir les choses telles qu'elles étaient.
Pour moi, je pensais juste qu'elle avait due avoir un malaise chez elle et sans personne pour l'assister elle avait succombé. C'était ce que je me disais, je me faisais même du souci pour elle.
Mais ce que j'ignorais était qu'il était prévu que ce soit moi qui meurs, mais ma mère m'avait bien-sûr sauvé. Mais pour ma part, je me disais simplement que non seulement c'était grâce aux savoirs des herbes de ma mère que j'avais pu guérir de cette maladie qui m'avait fait tant souffrir, mais aussi que c'était grâce à son courage que ce jour-là ou bien cette nuit-là que cette femme n'avait pu m'emmener avec elle. Bref, cette femme, n'était plus.
Étant donné que son corps était dans un état de putréfaction avancé, elle fut mise en terre le même jour, on l'avait juste emballé dans un drap pris chez elle. Quand cela fût donc passé, un jour alors que ma mère et moi faisions la cuisine, je demandais à maman
- AURIOLE : Mama ?
- Oui !
- AURIOLE : Dis, je ne comprends toujours pas pourquoi tu m'avais dit si soudainement d'arrêter de parler à la tantine qui est morte là et aussi pourquoi tu m'avais formellement interdit de l'approcher au point où même lui venir en aide je ne devais plus. Pour tout te dire, j'étais pourtant heureuse d'enfin te voir communiquer avec une autre personne que moi dans ce village.
Ma mère resta calme un petit moment avant de me donner une réponse.
- AURIOLE : tu sais, les gens ne sont pas tous faits pour s'entendre toute leur vie et à propos de ça, il y a des choses qui se sont passées que tu ne peux pas encore comprendre !
AURIOLE : Tu sais mama, quand tu m'avais interdit de l'approcher, moi je t'avais obéi, mais bizarrement je la croisais déjà presque tout le temps et partout, mais cette fois-là, je n'ai pas trop compris ce qui s'est passé, mais elle avait tes sacs.
- Je sais bien. Sache seulement et retient que sa mort a été nécessaire.
- AURIOLE : Nécessaire mama ?!... Comment ça nécessaire ?
- Ne me pose plus de questions Auriole. Est-ce que tu as compris ce que je viens de te dire ?
- AURIOLE : Oui mama, j'ai très bien compris.
- Okay ! Il faut faire le feu ça va s'éteindre. À cause de tes questions, on risque seulement manger ici dans une semaine.
- AURIOLE : Heeeee maaama ! Seulement à cause des minguili questions là ? N'exagère pas aussi.
- Auriole ferme ta bouche souffle là bas.
Les moments que je passais avec mère étaient tous magiques, il y avait une grande différence d'âge, bien évidemment puisqu'elle était ma mère, mais nous nous entendions comme si nous avions le même âge.
AURIOLE : Oui oh mama, j'ai compris ! Je souffle.
Bref, la vie avait continué comme d'habitude, je partais à l'école, je rentrais, j'aidais mama.
Et un jour, dans les ragots de la journée, j'entendis qu'un jeune garçon qui avait quitté le village depuis longtemps était revenu en visite pour voir ses parents, mais était décédé à peine quelques après qu'il est arrivé.
- L'enfant là est mort !
- Qui ? L'enfant du papa qui est en haut là ?
- Oui oui !
- Heeeee ! Le village ci.
- J'ai vu l'enfant là arriver, il se plaignait d'une grippe...
- C'est la grippe là qui l'a tué comme ça.
Cette mort fût tremblé plus d'un et exaspéra certain et le chef en premier. Ça sentait la sorcellerie à plein nez. Il était arrivé et avait la grippe, et à peine deux jours suivant son arrivée il meurt.
Le jeune homme travaillait et ne manquait de rien... Mais il avait été mystiquement envoûté afin qu'il revienne dans le village pour qu'on puisse finir avec lui.
Comme je vous le disais, ceci exaspéra le chef, et il sauta sur l'occasion pour envoyer une correspondance au diocèse afin que des hommes de Dieu puissent venir un peu nettoyer la sorcellerie dans ce village et donc à leur arrivée une messe devait être organisée dans le village et bien-sûr, tout le monde, y compris lui-même devait y assister et c'était une obligation.
Les rumeurs commencèrent à aller bon train, il se disait que c'était le père du garçon qui avait livré son fils, que ma mère ainsi que tous les autres sorciers devaient être dévoilés à cette messe.
La façon dont cette nouvelle s'était répandue laissait paraître que tout le monde en avait marre de la sorcellerie dans ce village et donc c'était sous ce prétexte que le chef du village pris cette initiative qu'il en avait marre de la sorcellerie et voulut mettre un terme à ça en mettant à nue tous les acteurs de cette pratique dans le village.
Chose un peu drôle, car le chef lui-même était réputé pour être un très grand sorcier. Mais bon ceci ne nous concerne pas.
Comme je vous le disais, c'était grave avec les ragots et les potins. Les gens sortaient des noms, et parmi ces noms, bien sûr, le nom de maman était parmi et même celui de sa défunte amie.
Mais pour ma part, en ce qui concernait ça, cela pouvait être vrai pour les autres, mais pour ma mère, c'était juste du commérage pour la saboter. Par conséquent, je n'y croyais pas. Ou comme on le dit dans un langage local, je bottais tout ça en touche.
Mais quand même, je lui avais demandé si elle ira à cette messe et sa réponse fût
- Pourquoi je ne devrais pas y aller ? Et puis en plus, je suis très curieuse de voir le visage de tout le monde lorsque le prêtre ne verra rien sur moi.
Le temps que le jour de la messe arrive, le chef du village, sur recommandation des prêtres envoya la nouvelle à tous les villageois par le biais du raisonnement des balafons.
« Que tous ceux-là qui gardent des choses dans leur maison pour nuire aux autres, viennent à la chefferie remettre ça aux hommes de Dieu avant le jour de la messe, sinon ils seront affichés et punis. »
Les balafons qui avaient transmis ce message avaient retenti de 7 h à 9 h première fois, puis de 16h à 19h la deuxième fois.
Lors du premier retentissement, j'étais avec ma mère en train de l'aider avec les différentes tâches quand elle me dit soudainement pendant le retentissement des balafons.
- C'est pour bientôt la messe... Les prêtres sont déjà là.
- AURIOLE : ah bon ?! Comment tu sais ça mama ?
- C'est le message que véhicules les balafons que tu entends là.
Moi, je ne savais pas interpréter ça. Et puis Mama continua.
- Tu verras ma fille ! Je t'ai déjà dit que les gens de ce village ne m'aiment pas, parce qu'on croyait que comme ton père m'avait abandonnée, je ne pourrais jamais être capable de m'occuper de toi jusqu'à cet âge.
Maintenant dite moi, combien d'entre vous qui me lisez a déjà eu à douter des propos de sa mère surtout quand celle-ci était la meilleure au monde. Hein ? Dite moi ? Pour ma part, ma mère était tout simplement mon héroïne.
Mais ce jour-là, ces paroles me firent penser à quelqu'un que je n'avais jamais connu. Je vous parle ici de mon paternel.
AURIOLE : En passant mama, depuis que je suis né, ou bien d'aussi loin que je me le rappelle, tu n'as jamais prononcé ne serais-ce qu'un seul mot à propos de papa ! S'il te plaît, aujourd'hui, je voudrais savoir au moins qui il était ou comment il était, était-il bel homme, le genre grand et beau, il travaillait ? Sinon non ce qu'il faisait dans la vie, mais surtout j'aimerais savoir pourquoi à t'il décidé de partir.
Elle arrêta de faire ce qu'elle faisait et posa sur moi un regard froid avant de me demander.
- Qu'est-ce qui te prend de me poser une telle question ? Ce sont les jaloux là qui t'ont envoyés ? C'est ça ?
AURIOLE : Mais non mama, personne ne m'envoie ! Pourquoi tu t'énerves ? Tout ce que je veux savoir, c'est comment penser de mon père. Je ne te demande pas de le chercher ou alors que je vais le chercher. Ce n'est rien que pour avoir une image de celui qui est mon père.
- Aaarrhhh!! Auriole, je ne sais vraiment pas à quoi ça va même te servir, mais je vais quand même te répondre. Après tout, tu as quand même le droit de savoir. Viens par là, asseyons nous.
Nous nous sommes donc assises dehors et elle s'est mise à me narrer l'histoire...
- Ton père Auriole, était un très grand homme, surtout vraiment très beau et tellement élégant, et bien sûr il n'était pas de ce village ! Lui, il venait de la ville et était ici dans le cadre de son travail.
AURIOLE : De son travail ? Il faisait quoi comme travail mama ?
- Je ne me le rappelle même plus ! Et puis ce n'est pas ça le plus important. Tu veux écouter la suite ou bien ça te suffit ?
AURIOLE : Ekieee mama, donc je ne dois pas te poser de questions ?
- Une chose à la fois, tu m'as demandé quelque chose, tu me laisses d'abord finir avant de me poser d'autre question
- AURIOLE : D'accord Mama, ça va alors continu.
- Voilà, je continue !! À l'époque, je vivais déjà seule et j'avais pour habitude de faire une petite cueillette dans la brousse pour me nourrir ou pour vendre certain afin d'avoir un peu d'argent. Alors un soir tandis que je revenais de ma cueillette, j'avais sur ma tête mon panier de fruits, il était lourd j'en avais recueilli plus que d'habitude. Et c'est à ce moment que je l'ai croisé en chemin et il m'avait gentillement proposé de m'aider. Bien-sûr j'avais accepté. Il prit le panier sur ma tête pour mettre sur la sienne. On fit le chemin jusqu'ici puis quand nous sommes arrivés il m'a demandé
- Tu vas manger tous ces fruits juste toi seule ?, mais je lui répondis
- Non ooh ! Que mon ventre est seulement comment ?! Je vais vendre d'autre au marché du coin.
- Et c'est comme ça qu'il me proposa de m'en acheter à l'instant. Sinon, je fus très surprise de sa sollicitude, car les gens là ne parlaient que très rarement aux villageois.
- AURIOLE : Comment ça les gens la mama ?
- Auriole je t'ai dit quoi ?
Je fermai ma bouche pour la laisser continuer.
- Bref, ils ne parlaient presque jamais aux villageois, puisque où ils étaient logés, ils ne manquaient de rien. D'où mon étonnement.
Pendant que mama me narrait sa romantique rencontre avec mon père, je remarquai qu'elle avait un sourire qui illuminait son visage, ça se voyait qu'elle était même encore amoureuse de mon père tellement ses mots étaient remplis d'émotions
- Quelques jours plus tard, je le croisais une fois de plus sur le chemin du retour et ce fut la même scène. Sauf que cette fois-là il me fit quelques compliments ! Et puis quand on arriva à la maison, c'est comme ça qu'il me proposa de souvent m'accompagner les cueillir ! En fait, c'était même une façon de me demander qu'il voudrait me revoir. C'était donc comme notre rencard et bien sûr je ne m'étais pas faite prier, j'avais très vite accepté sa proposition. Dès le lendemain de ce jour, on avait commencé à se voir tous les jours et souvent je le boudais les lendemains des jours où il ne venait pas à cause de son travail. Je ne me lassais pas de ses compliments à mon égard... De l'entendre me dire comment j'étais une belle femme et tout, me faisais oublier que je n'étais qu'une pauvre villageoise. Nous avions donc été un couple pendant plusieurs mois de l'année en cours, et puis notre relation qui était d'abord secrète, a été découverte à cause de la bouche de ces gens qui me traitent de sorcière aujourd'hui.
AURIOLE : Et après mama ? La suite !
- Après ça, il avait été renvoyé... Je lui avais proposé de venir vivre chez moi, et c'est à partir de là que nous avons vécu conjointement de longs mois durant. Ça faisait déjà un peu plus de 3 ans que nous vivions ensemble et nous étions pourtant très heureux jusqu'au jour où je lui avais annoncé ta venue et à partir de ce moment, Emmanuel avait changé du tout au tout... Je n'arrivais plus du tout à le cerner ni même à le comprendre, il avait commencé à me manquer de respect même devant les gens. Il n'hésitait même à me rabaisser. Et c'est comme ça qu'il rentrait déjà tard et parfois même il découchait. Un jour donc, il était sorti et n'est revenu que deux à trois jours plus tard. Cela m'avait tellement inquiétée que le matin ou il était rentrée j'étais assise à la porte furieuse quand je le vis, inquiète parce que je ne savais où il était, mais également soulagé de voir qu'il va bien. Quand il est arrivé il m'a traversé comme si je n'étais pas là, sans un petit mot. Et puis quelques minutes après, j'ai eu la mauvaise ou la bonne idée de lui poser ces questions qui me rongeaient.
« - Emma qu'est-ce qu'il y a ? Tu étais où depuis ? Tu me trompes ? »
- Là il est entré dans une rage folle. Il m'a crié dessus. Je ne l'avais jamais vu comme ça alors je me suis tassée le temps qu'il se calme, car il était à très peu de me frapper. Quelque minutes plus tard il était calme et m'a demandé à manger, je suis rapidement allée dans la cuisine pour lui en rapporter. J'étais assise prêt de lui lorsqu'il mangeait et je voulus en profiter pour m'excuser.
« - Emma, je voulais m'excuser po... »
- Mais je n'avais même pas fini de parler qu'il m'avait déjà servi une de ces gifles qui m'envoya directement au sol il était même prêt à continuer, mais je ne sais pas ce qui l'arrêta...
« - POURQUOI EST CE QUE JE NE PEUX PAS MANGER SANS QUE TA VOIX NE M'AGACE LES OREILLES »
- Il avait en plus commencé à marcher avec les gens de ce village et c'est ainsi qu'un beau jour, à peine quelques semaines avant ton arrivée il était sorti comme tous les jours, et il était revenu après un nombre incalculable de jours pour m'annoncer qu'il partait. Je l'avais tellement supplié de rester avec moi, d'attendre au moins que tu viennes au monde, car je me disais que s'il te voyait il aurait changé et il serait redevenu l'Emmanuel de mes souvenirs, mais il fit la sourde oreille et avait préféré partir. Et depuis ce jour, jusqu'à ce jour, plus jamais je ne l'ai revu. Mon dernier souvenir de lui est son dos s'éloignant de plus en plus de la maison.
AURIOLE : C'est une terrible histoire mama. Je n'imaginais pas ça comme ça. Mais mama, et si un jour il débarque ici, que feras-tu ?
- Je ne vais jamais lui pardonner !! Je n'ai rien à foutre avec lui maintenant ! Lorsque j'ai eu besoin de lui, il n'était pas là, pourquoi c'est aujourd'hui que j'aurais besoin de lui alors que tu es déjà grande comme ça, j'ai travaillée dur et je me suis beaucoup trop sacrifiée afin que tu sois telle que tu es aujourd'hui et je continuerai jusqu'à ce que tu sois une très grande femme.
Je ne sais pas pour vous, mais cette histoire que m'avait raconté ma mère, m'avait particulièrement touché que j'ai serré maman dans mes bras et j'ai juré de lui faire honneur en devenant la grande femme qu'elle veut que je sois afin qu'elle soit heureuse fière de moi, mais surtout fière d'elle-même... De ce qu'elle avait accomplie en tant que ma mère, ma seule famille.
Pour qu'elle ne se dise pas un jour que ses efforts étaient partis dans l'eau.
Cette journée était passée et s'était terminée normalement. Puis vint le jour de la messe.
- Bon Auriole, il faut déjà aller se laver, on va s'apprêter pour la messe.
Ma mère s'avança dans le bain tandis que moi j'étais d'abord aller fouiller quel habit me mettre, mais j'avais même déjà fini que mama n'était toujours pas rentrée du bain.
Elle avait mis long, mais après elle arriva me trouver.
- AURIOLE : Eeh mama?!
- Quoi ?
- AURIOLE : Je pensais que tu allais seulement sortir blanche de là bas.
- Va te laver, arrête avec les bêtises.
Pour se laver il fallait aller derrière la maison pour se mettre à l'abri des regards.
J'y suis donc allée, et pendant que j'étais entrain de me dévêtir j'avais eu cette sensation désagréable d'être observée. Comment cela pouvait-il être possible puisque derrière notre maison c'était seulement la brousse.
J'inspectais donc les lieux du regard, mais je ne vis rien, mais tout de suite après avoir voulu continuer la même sensation. J'ai donc d'abord appelé ma mère, plusieurs fois, mais elle n'avait pas répondu.
En posant à nouveau mon regard plus attentivement sur la broussaille je vis de l'herbe bouger. Curieuse que j'étais je voulu vérifier ou voir qui m'épiait et en me rapprochant au fur et à mesure, j'aperçus une partie de la broussaille écartée, comme si une personne était entrée dans la brousse à cet endroit.
Ma curiosité me fit entrer aussi par là et allée regarder plus loin quand je tombai sur un arbre dont la forme, l'apparence et même la couleur était très bizarre. L'arbre avait la forme d'un serpent et il était de couleur noire, mais alors très noir. Pas noir calciné, mais comme s'il avait toujours été... Tout au tour de l'arbre il n'y avait pas la moindre saleté rien comme si on balayait cet endroit chaque minute. Je me rapprochais un peu plus quand je vis un serpent, je pris peur, et je reculai. C'était quand même un serpent.
Que faisait-il là ? Je ne sais pas, mais en tout cas, il m'avait l'aire endormie. Non loin de là je vis une grosse pierre que j'ai ramassé des deux mains... Je me suis rapprochée tout en ciblant la tête du reptile et je lui assénai un... Deux... Trois coups à la tête et je répéta ceci jusqu'à ce que sa tête fut complètement broyée.
Je venais de faire une bonne action, qui s'est quel dégât un tel serpent aurait fait si je ne l'avais pas tué. Eh oui, j'étais aussi très courageuse.
Une fois terminé, je suis tranquillement retourné prendre mon bain et puis quoi, cette sensation d'être observée m'avait quitté.
Enfin prête pour la fameuse messe, mama et moi étions donc en route pour le lieu, et au fond de moi j'espérais que le nom de mama ne sortirait jamais de la bouche de ces prêtres, qu'elle ne sera même pas pointer du doigt.