2.Le lendemain, dès le point du jour, le comte était à cheval. Les chiens et Bouquin étaient partis durant la nuit, ainsi que les messagers. Le comte, qui avait fait coudre, entre sa veste de chasse et la doublure, les lettres du roi, partit à son tour, escorté seulement par son valet de chambre. Les troupes françaises tenaient la campagne sur la route de Goritz, dans un rayon de vingt lieues environ. M. de Main-Hardye n’avait donc point à se préoccuper des deux premières journées. Il arriva au rendez-vous de chasse à dix heures, trouva Bouquin qui lui donna à choisir entre un cerf et un élan, opta pour l’élan et fit découpler. Les chiens, oisifs depuis longtemps, donnèrent avec une ardeur sans pareille. A cinq heures du soir, l’élan était forcé sans qu’il y eût à relever un seul défaut. L

