2.Le jeune Faucon était parti le matin du château, ainsi que nous l’avons dit, escorté par Petit-Jacques. Ils avaient trouvé le bateau plat au bord de l’Isère ; Petit-Jacques avait pris les rames et ils s’étaient laissés dériver vers les blagues de la plaine, dans lesquels ils étaient entrés aussitôt. Là, comme l’avait raconté Petit-Jacques à Gérard le tueur d’ours, le jeune Faucon avait laissé son frère de lait au passage de la Grangette, tandis qu’il allait lui-même se placer à celui du Saut-du-Loup. La distance de l’un à l’autre était grande et le jeune Faucon chemina plus d’une heure à travers les bois, coupant deux fois la brisée et la voie. — Il était alors onze heures du matin, la neige n’était point tombée encore, mais le ciel était gris, les arbres dépouillés craquaient au sou

