Jeud’4 À peine ai-je largué ma passagère devant le portail en ferraille de la propriété familiale que mon portable se met à vibrer dans la poche de mon jean. Ça fait une drôle d’impression et ça m’oblige à m’arrêter pour pouvoir l’extraire avant qu’il ne passe en messagerie. Au moins dans le Berlingo il y a de la place et je ne suis pas obligé de sortir pour déplier mon mètre soixante-cinq. — Allô ! Pas original comme phrase d’accueil mais j’ai rien d’autre qui me vient. — C’est moi ! Vous êtes où ? Je reconnais la voix de mon ami le flic. — J’arrive dans cinq minutes. — V’nez pas ici ! On se rejoint directement à la brasserie en face de l’église. — D’accord, c’est encore plus près pour moi. Il raccroche. Décidément plus ça va, plus ça prend des allures de conspiration, notre deal

