IX Comme je le racontais à David Fournot, les planques, ça me connaît. J’en ai monté des dizaines et des dizaines. Ce qui me consterne dans celle-ci, c’est que pendant que je tente de coincer l’auteur d’un accident de la circulation, l’assassin de Marc Pagel court toujours. Histoire de tromper l’attente, je suis en relation téléphonique avec un officier des pompiers. Il me narre les efforts des plongeurs et annonce la suite des fouilles pour demain matin huit heures. La visibilité au fond de l’eau est quasiment nulle du fait de la vase et ils n’ont trouvé que des caddies, des vélos, des mobylettes sans doute volées et une portière de voiture. Je remercie le lieutenant, coupe la communication et continue de ronger mon frein. De temps à autre, Jean-Charles me lance un regard interrogatif.

