XXVI. LES DIGGERS.16 Notre premier mouvement fut de nous précipiter au bas de la côte, vers la source, pour y satisfaire notre soif, et vers la plaine pour apaiser notre faim avec les os dépouillés de viandes dont le camp était jonché. Néanmoins, la prudence nous retint. – Attendez qu'ils aient disparu, dit Garey. Ils seront hors de vue en trois sauts de chèvre. – Oui, restons ici un instant encore, ajoute un autre ; quelques-uns peuvent avoir oublié quelque chose et revenir sur leurs pas. Cela n'était pas impossible, et, bien qu'il nous en coûtât, nous nous résignâmes à rester quelque temps encore dans le défilé. Nous descendîmes au fourré pour faire nos préparatifs de départ : seller nos chevaux et les débarrasser des couvertures dont leurs têtes étaient emmaillotées. Pauvres bêtes !

