XIX. LUTTE D'ADRESSE. J'avais regagné ma couverture, et j'étais sur le point de m'y étendre, quand le cri d'un gruya attira mon attention. Je levai les yeux et j'aperçus un de ces oiseaux qui volait vers le camp. Il venait par une des clairières ouvrant sur la rivière, et se tenait à une faible hauteur. Son vol paresseux et ses larges ailes appelaient un coup de fusil. Une détonation se fit entendre. Un des Mexicains avait déchargé son escopette, mais l'oiseau continuait à voler, agitant ses ailes avec plus d'énergie, comme pour se mettre hors de portée. Les trappeurs se mirent à rire, et une voix cria : – Fichue bête ! est-ce que tu pourrais seulement mettre ta balle dans une couverture étendue, avec cette espèce d'entonnoir ? Pish ! Je me retournai pour voir l'auteur de cette brutale

