XI Perdu dans mes pensées je sursaute en entendant René taper sur la vitre de ma voiture. Mazette ! Méconnaissable celui que, encore ce matin, je considérais comme un SDF. Bien fringué dans son costume de lin sable foncé ou terre de Sienne claire, je ne sais pas trop, dans sa Lacoste blanche, et élégant avec ça, rasé de près, coiffé comme un Bernard Tapie devant une caméra. — Eh, dis donc, René ! Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu vas à un concours de beauté ou quoi ? Et bien rasé, en plus ! C’est la première fois que je te vois si bien rasé… — Forcément, tu me fréquentes que le matin, et encore, avant ce matin tu m’avais jamais vraiment remarqué. Je me rase tous les soirs, monsieur, c’est meilleur pour la peau. Et ne crois pas que mon costume de travail soit ma manière de m’habiller. T’as déj

