Chapitre 36 — Amyliana C’est seule que je me suis levée. Les draps du lit étaient froids et vides, me laissant l’odeur d’Aaron imprégnée sur le tissu en preuve de cette nuit passée. Je n’ai donc pas imaginé cette douceur, ces non-dits et cet amour, je n’ai pas rêvé sa peau sur la mienne, ni ses mains sur mon corps. Je n’ai pas fantasmé ses baisers, ni même son souffle dans mes oreilles. Il était présent, il était meilleur amant et meilleur amour, meilleur que tous. Mais le mal qu’il me provoque en ayant disparu avant que le jour se lève me retourne le ventre, me comprime le cœur et me casse la figure. Puis, un bref regard vers l’oreiller près du mien, un hoquet de surprise, un éclair de panique, un bond sur mes genoux et des larmes. Je les soulève, je les retourne et tâte mes draps. Sa

