— « Quatre heures, » dit-elle, « il est temps… Adieu, mon amour, encore adieu… » » Elle m’embrassa de nouveau. Sa physionomie était redevenue calme dans son exaltation presque souriante. — « Donne-moi le poison, » dit-elle d’une voix ferme en me tutoyant pour la première fois. » Je restai immobile sans lui répondre. — « Tu as peur pour moi, » reprit-elle ; « va, je saurai mourir… Donne… » » Je me levai du lit, toujours sans répondre. Elle s’était mise sur son séant et joignait ses mains sans me regarder. Priait-elle ? Était-ce le dernier effort de cette âme pour arracher d’elle cet amour de la vie qui pousse de si profondes racines dans un être de vingt ans ? Je vous donnerai la mesure de mon sang-froid quand je vous aurai marqué ce détail puéril, mais bien significatif : je réparai e

