Chapitre 2 : C'est elle ta maman ???
Devant la porte de conférence, Béla n'a pas cessé de crier. Les gardes personnels du PDG n'ont pas changé leur discours.
_ Vous devez attendre la fin de l'heure. Nous ne pouvons pas ouvrir la porte.
_ Vous-êtes cinglé si vous pensez une seule seconde me faire attendre la fin de l'heure.
Béla a dit. C'est une femme ronde. Petite de taille et brune. Malgré les hommes de 2, 05 cm devant elle, Béla n'a pas froid aux yeux. Elle voulait forcer le passage.
_ Nous ne voulons pas être v*****t. Contrôlez vous mademoiselle. A demandé l'un des gardes.
Il s'est ténu devant Béla en fermant entièrement la cheminée vers la porte de la salle de conférence.
_ Suis-je censée vraiment vous écouter et rester ici sans rien faire ?? a t'elle demandé les mains aux hanches.
_ Oui mademoiselle. C'est ça ou Vous dégagez d'ici. A rétorqué un garde du corps.
_ Quoi ! S'exclamer Béla. Vous ne connaissez même pas mon programme. Comment osez-vous me demander de rester ici à attendre hors je pourrais juste entrer et récupérer le petit. Elle s'est plaint.
_ Vous avez raison. Nous ne connaissons pas votre programme mademoiselle. Mais nous connaissons celui de notre patron.
_ Hum ???
_ Comme vous avez entendu. Monsieur recevoit des invités. Ils sont importants. Il est hors de question de vous laisser aller le perturber. A clarifié le garde du corps.
Béla s'est mise en colère. Elle n'a pas apprécié les arguments de ce garde du corps.
_ Ah, pour vous, aller récupérer mon neveu dans cette fichue salle de conférence n'est pas important ? A demandé bêle, vexée.
_ Oui.
Béla a foncé des yeux. Forçant l'entrée. Elle a dit :
_ C'est ce que nous verrons.
Mais, avant qu'elle ne puisse toucher à la porte, le garde du corps de monsieur Effa l'a soulevée du sol en quelques fractions de secondes.
Béla n'a pas compris comment il avait celà. Ses jambes ne touchaient plus la terre. Heureusement, l'homme ne l'avait pas encore posé lorsque la porte s'est ouverte derrière eux, faisant un léger bruit.
_ Eleven, ça suffit. Laisse la demoiselle tranquille. Une fois s'est faîtes entendre.
C'était celle du milliardaire Hector Effa. Un homme simple, discret et mystérieux.
Béla avait tant de fois entendu parler de lui. Les gens disaient qu'il était une personne aimable. Loin des autres personnels riches de leur pays.
La gentillesse de Hector se confondait souvent à de la nonchalance, du manque de charisme. Sauf qu'il avait changé au fil du temps.
Depuis la disparue de son épouse, cet homme simple et gentil avait disparu aussi. Il était devenu un homme seul, un homme froid.
Il ne s'est jamais remise de la disparition de sa femme pendant ces cinq années dernières.
S'il se retrouvait au bureau, c'était uniquement parce que sa fille le lui avait demandé.
Elle a toujours pensé qu'en dehors de sa maman, le bureau de Hector lui manquait.
Il a suivis le conseil de son enfant. Il était là au bureau après cinq années. Tous les personnels du bureau avaient fait une crève de parler.
Hector n'allait pas bien. Ils ne voulaient pas lui donner les raisons d'aller de mal en pire. Ils souhaitait rendre cette journée agréable pour lui, enfin que le lendemain, ils songe revenir parmi eux.
Béla ignorait tout celà. Elle avait pensé que ce garde du corps était un homme v*****t. Mais après avoir vue l'homme qui se tenait devant la porte, elle a toute suite compris pourquoi ses gardes du corps étaient aussi exigeant.
Lentement, Eleven a obéi. Il a placé Bela sur ses jambes. Ils se sont échangés un regard de quelques secondes. Ensuite, Eleven s'est mise à l'écart.
La cheminée était silencieuse. Bela a pris du temps pour observer l'homme en face d'elle.
En jugé de ses vêtements et de sa carrure, Bela a compris qu'il était fortuné.
L'homme, a posé un regard durable sur le visage de Béla. Il avait crû qu'il pourrait reconnaître le visage de la femme qui parlait. Mais non, c'est n'était pas sa Lisa.
Il a soufflé, peut-être devrait-il accepter accepter finalement qu'elle n'était plus de ce monde.
Son corps n'a jamais été retrouvé. Lisa avait disparue. Emportée par l'océan. Hector Effa ne pouvait pas effacer cette image de la tête où Lisa appelait son nom pour crier à l'aide.
Pourquoi ne l'avait il pas sauvé ? Chaque jour qui passait, il ne s'est pas une seconde qu'il ne s'est pas posé cette question.
Jusqu'à pire encore, il regrettait d'être vivant encore. De toutes ces forces, il voulait être à sa place aujourd'hui qu'il n'a pas cessé de voir le visage de Lisa sur chaque femme qui se présente devant lui.
Son psychologue l'a demandé de se surpasser. De mettre une barrière entre lui et le monde surnaturel parce que les morts sont morts.
Se rappelant des mots de son Psy. Hector a soufflé de nouveau. Ensuite, il s'est penché vers Brel :
_ C'est elle, ta maman. A-t-il demandé tendrement.
Brel a regardé Bela. Il était sur le point de répondre. Mais, Bela qui ne se sentait plus à sa place a vite interrompu le petit garçon.
_ Oui, je suis sa maman et merci de l'avoir emmené monsieur. A-t-elle répondu.
Rapidement, elle a volé Brel des mains du PDG. Elle s'est excusée pour le dérangement. Elle a tourné le dos. Elle a présenté des excuses aux gardes personnels pour avoir dérangé leur travail. Elle était sur le point de partir quand soudain, Brel l'a repoussé.
_ Non ! Elle a menti. Elle n'est pas ma mère. A-t-il déclaré, toujours remontée contre Bela.
Le petit garçon, s'est caché de Bela dans les bras du PDG suppliant :
_ Papa s'il te plaît. Ne la laisse pas m'emmener avec elle.
Sa petite tête arriva à peine à la chemise du PDG. Ses narines effleurant sa ceinture. Le PDG s'est sentit soudainement affectueux. Il a regardé Bela avec un regard dubitatif. Il avait l'impression qu'elle a menti. Alors quand Bela a voulu insister :
_ Brel, tu -viens, on rentre. Dit-elle en essayant de le récupérer.
Le PDG a eu une réaction étrange. Il a grogné :
_ Non! Ne le toucher même pas ! Qui es-tu ?? Sa voix a claqué comme une gifle sec.
Bela s'est recroquevillée sur elle-même. Elle a gardé silence. Observant l'homme, qui se montrait possessif et presque agressif à cause d'un petit garçon qu'il venait de rencontrer.