Chapitre LVI

1107 Words

LVI Les fêtes bretonnes, c’est comme les fêtes partout ailleurs, sauf que ça se termine par le cochon grillé. C’est là, en train d’être servi par une bénévole, que j’ai revu Eugène, le paysan de la manif. Il était avec toute sa famille, une ribambelle d’une femme, huit garçons et trois filles. — Viens manger avec nous, il m’a dit. Le cochon était servi avec des frites ou avec des pommes de terre. C’était un bon frichti, comme on dit dans nos chaumières. J’ai pensé aux cochons qu’il a fallu abattre, mais on ne peut pas s’en faire pour tout le monde, sinon, on ne mangerait rien. Y’a que la viande de cheval qu’on n’aime pas trop, car c’est un animal plus noble à ce qu’ils disent, moi je n’ai pas d’avis sur la question, mais c’est vrai que je ne me voyais pas bouffer Lamy. Chez mes grands-pa

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