Chapitre XIII

302 Words

XIII C’est à dix kilomètres de Pont-L’Abbé, à l’entrée du Pays Bigouden, qu’il nous a lâché, Bienvenu, le Massey. Il a crachouillé des poumons et il a jeté de la fumée partout, qu’on aurait dit un ciel bardé de cumulus, sauf qu’en plus, ça puait d’infection le gas-oil qu’il devait rejeter, car il en avait gros sur la patate. Je ne voyais même plus si j’étais sur la route ou au fossé, c’était pire que dans la mélasse du brouillard. Je me suis demandé ce qu’il nous faisait comme maladie. Mais je ne suis pas docteur, ni mécano, alors je n’ai rien pu pour lui. J’étais bête comme un chou, avec lui qui ne voulait pas avancer, telle une bourrique bretonne. J’ai vu le coup que j’aurais été obligé de prendre Francine sous le bras et de la ramener à la maison, sans qu’elle ait vu ni le Bon Dieu ni s

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