IV Ce qui se passa après, vous le devinerez si vous voulez. Bergace distinguait malaisément sa gauche de sa droite en quittant la maison ; mais Césarine qui avait pardonné, ayant eu tous les torts – car rien n’égale la générosité des femmes en pareil cas – avait positivement l’air radieux et mélancolique à la fois du dormeur dont le beau rêve vient à peine de finir et qui en entend encore les ailes cingler l’air sonore… Mais le flacon vide ? que dire à Landrimol qui allait revenir, sa réaction achevée par une longue promenade ? J’ai été peut-être un peu sévère en refusant à cette sainte créature de Césarine le génie ! Une idée lui vint qui n’était pas, au fond, plus stupide qu’une autre ; c’était de remplir d’eau claire la bouteille et de la reboucher soigneusement avec un peu de cire. C’

