Partie 4⚡️

1265 Words
🎶Au début c’était bien, ça durait j’pensais bien 🎶 _____________________________________________ 9h35 Je me suis réveillée de bonne humeur, je suis partie faire ma routine matinale (brossage de dents, douche,...). Je suis descendue pour aller dans la cuisine où il y avait déjà Kayla qui nettoyait tout la cuisine. Moi: Coucou Kayla ça va ? Kayla: Oui ça va et toi ma belle ? Moi: Oui ça va Kayla: Je t'ai préparée ton petit déj' Moi: Oh merci c'est trop gentil Kayla: De rien ma belle J'ai pris mon bol pour aller m'asseoir sur la table à manger du salon. Après avoir terminer, j'ai mis mon bol dans l'évier pour le laver. Kayla: Fallait pas t'embêter, j'allais le faire Moi: Mais tu ne dois pas toujours faire tout toute seule Kayla, un peu d'aide ne fait pas de mal Kayla: C'est gentil merci Stella J'ai lavé mon bol puis je suis remontée dans ma chambre, histoire de réviser un peu. J'ai ouvert mes cahiers de médecine et franchement... ça me donnait mal à la tête rien qu'en voyant tous ces mots compliqués. Mais bon, j'ai pas le choix, si je veux réussir mon examen, faut que je m'y mette sérieusement. 11h57 J'étais toujours sur mes cours quand j'ai entendu Kayla toquer à ma porte. Kayla: Stella ? Tu veux que je te prépare à manger ou t'as pas encore faim ? Moi: Hmm... j'ai un petit creux mais pas trop faim, tu peux juste me faire un sandwich avec un jus s'il te plaît ? Kayla: Pas de souci, je t'appelle dès que c'est prêt. Moi: Merci Kayla ! Elle est descendue. J'ai continué à gribouiller sur mon cahier en essayant de retenir ce que je pouvais. Mais mes pensées revenaient toujours au même endroit: la liberté. Pourquoi je devais vivre enfermée comme ça ? Pourquoi moi ? Quelques minutes plus tard, Kayla m'appela depuis le rez-de-chaussée. Kayla: Stella, viens manger ma belle ! Je suis descendue, elle avait préparé un sandwich au poulet avec un jus d'orange frais. Trop bon. Moi: Merci, Kayla. Vraiment, tu prends trop soin de moi. Kayla: C'est normal, tu es comme ma petite sœur. On a mangé ensemble, et ça m'a fait du bien de pas rester seule. 14h22 Je regardais encore par la fenêtre de ma chambre, et là... mon cœur a failli s'arrêter. La silhouette. Celle que j'avais vue l'autre soir. Cette fois-ci, j'étais sûre de moi, c'était pas mon imagination. Un homme, capuche noire sur la tête, me fixait depuis l'autre côté de la rue. Moi: (paniquée à voix basse) C'est pas vrai... il est encore là... J'ai reculé de la fenêtre, mon souffle s'était accéléré. Je savais pas si je devais prévenir Kayla ou garder ça pour moi. Mais mon instinct me criait que ça sentait mauvais. Kayla a toqué à ma porte quelques instants plus tard. Kayla: Stella, ça va ? Tu veux descendre un peu ? Moi: (vite) Non non, ça va... je préfère rester ici. Kayla: Bon... comme tu veux, mais si t'as besoin, je suis là. Elle est repartie, mais moi j'étais toujours paralysée. Et si c'était lui, l'homme qui avait appelé mon père l'autre jour ? Celui qui avait dit avoir vu « une fille sortir de chez lui »... c'était moi. Je me suis allongée sur mon lit, mais impossible de fermer l'œil. Je me sentais observée. 00h12 J'ai passé la nuit à me retourner, mais au petit matin j'ai fini par m'endormir, épuisée par l'angoisse. Le réveil a sonné comme si rien n'était arrivé. Le rayon de soleil qui traversait les rideaux m'a aidée à calmer un peu mon cœur. Je me suis préparée et je suis descendue prendre mon petit-déj. Kayla chantonnait en préparant le café, comme d'habitude. Le calme de la maison était presque rassurant. J'ai scruté la rue depuis la fenêtre du salon: rien, personne. Pas de capuche, pas de silhouette. Juste des voisins qui partaient au travail et un livreur qui tenait un colis. Moi: (soupir) Tu l'as vu, toi, cet homme hier ? Kayla: Non ma belle, rien du tout. Peut-être que c'était juste quelqu'un qui regardait par hasard. Tu t'es fait des peurs toute seule. Je lui ai dit que ça allait, même si dans un coin de ma tête je restais un peu méfiante. Mais l'absence de l'homme me faisait le plus grand bien: pas de trace, pas d'appel, pas d'ombres collées à la fenêtre. Comme si la ville avait rendu son souffle. 11h34 J'ai repris mes cours. Les annales d'anatomie m'attendaient et il fallait bien que je m'y mette sérieusement. J'ai sorti des fiches, j'ai noté des schémas, j'ai mis de la musique douce pour me concentrer. Un peu de Bilal Hassani pour le moral entre deux définitions de nerfs. 14h10 Mamadou est passé me voir pour laisser des affaires qu'il avait rangées dans le garage. Il m'a fait une petite grimace quand il a vu mes fiches éparpillées. Mamadou: T'es motivée dis donc, c'est bien. Tu veux qu'on révise ensemble cet aprem ? Juste 1 heure, je te promets. Moi: (sourire) Oui, ça m'aiderait. Merci. On a révisé manière chill: il me posait des questions, je répondais, et quand je séchais il me taquinait gentiment. C'était marrant et surtout ça changeait les idées. 17h02 J'ai profité du jardin pendant une demi-heure, j'ai pris le soleil, j'ai fermé les yeux, et pour la première fois depuis plusieurs jours je me suis sentie un peu normale. La peur ne m'habitait plus à chaque coin de rue. Peut-être que l'absence de la silhouette voulait dire qu'il s'était lassé, ou qu'il n'était jamais venu pour de vrai. Dans tous les cas, j'ai choisi de pas y penser trop longtemps. 19h30 Dîner avec Kayla. On a ri en regardant une émission stupide à la télé et elle m'a raconté des anecdotes de quand elle était plus jeune. Elle a ce talent de rendre la maison légère, et moi j'ai apprécié chaque mot. 21h50 Avant de dormir, j'ai relu mes fiches une dernière fois. J'ai pris quelques notes et j'ai arraché une feuille pour préparer un planning d'études pour la semaine à venir. Si je veux réussir cet examen, il faut que je sois organisée. J'ai senti une petite fierté me traverser : je reprenais le contrôle de ma vie, pas à pas. Les jours suivants se sont enchaînés comme ça: révisions, aidée par Mamadou de temps en temps, des pauses avec Kayla et quelques petites sorties « encadrées » à la fenêtre du jardin pour bronzer. Mon père a appelé quelques fois pour vérifier, mais il n'a remarqué rien d'anormal. Les gardes étaient occupés ailleurs et Nelson venait souvent s'installer devant l'entrée le soir, rien d'inquiétant mais rassurant. Petit à petit, la silhouette est devenue un souvenir flou, une peur qu'on range dans un coin et qu'on remplace par des choses concrètes: des schémas à mémoriser, des mots à apprendre, des moments avec ceux que j'aime. J'ai compris que je pouvais continuer à vivre même avec la peur au fond de la gorge, tant que je m'entourais des bonnes personnes. 11h42 J'étais en plein milieu de mes révisions quand mon téléphone s'est mis à vibrer. Numéro masqué. Mon cœur a fait un bond dans ma poitrine. J'ai hésité, puis j'ai décroché. 📲Moi: Allô ? 📱??: ... 📲Moi: (voix tremblante) Allô ? Y'a quelqu'un ? 📲??: Stella... J'ai sursauté. Une voix grave, méconnaissable. Elle avait murmuré mon prénom. Puis un rire sec, presque étouffé. Bip bip. On m'a raccroché dessus. _____________________________________________ Qui peut bien être cette personne qui a appelé Stella ? LIKEZ COMMENTEZ PARTAGEZ
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