Chapitre 5Restée maîtresse du terrain, Gertrude constata que les deux costauds mal en point en avaient encore pour un moment avant de refaire surface, mais par précaution elle menotta le poignet de l’un avec la cheville de l’autre. Puis elle revint vers le petit coq qui geignait vautré dans une flaque d’eau. Elle lui toucha l’épaule et il poussa un hurlement. — Ça fait mal hein, Toto, dit-elle avec une fausse compassion. Tu as l’épaule déboîtée mon pauvre gars ! Ce n’est pas grave, mais c’est très douloureux. Elle fit mine de le toucher de nouveau, ce qui provoqua un autre hurlement. Elle constata avec mépris : — Mais c’est qu’il est douillet, le coco, je ne l’ai même pas touché ! Le coco en question bredouilla très vite : — Dès que je bouge, je souffre le martyre ! — Alors ne boug

