IX - La course d’ânes

1994 Words

IX La course d’ânesJe vivais misérablement à cause de la saison ; j’avais choisi pour demeure une forêt, où je trouvais à peine ce qu’il fallait pour m’empêcher de mourir de faim et de soif. Quand le froid faisait geler les ruisseaux, je mangeais de la neige ; pour toute nourriture je broutais des chardons et je couchais sous les sapins. Je comparais ma triste existence avec celle que j’avais menée chez mon maître Georget et même chez le fermier auquel on m’avait vendu ; j’y avais été heureux tant que je ne m’étais pas laissé aller à la paresse, à la méchanceté, à la vengeance ; mais je n’avais aucun moyen de sortir de cet état misérable, car je voulais rester libre et maître de mes actions. J’allais quelquefois aux environs d’un village situé près de la forêt, pour savoir ce qui se passa

Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD