– Vous ne pouvez m’obliger davantage, duc, répliqua la reine, qu’en m’accordant le secours de vos lumières et de votre expérience pour tout ce qui concerne le service du roi. Votre Grâce n’ignore pas que je ne suis que le canal par lequel l’affaire peut être soumise à la sagesse supérieure de Sa Majesté ; mais, si elle vous concerne personnellement, j’ose croire qu’elle ne perdra rien à lui être présentée par moi. – Je sens toute la force des obligations que j’ai à Votre Majesté, dit le duc. Il ne s’agit pourtant pas d’une affaire qui me soit personnelle, mais d’un objet qui intéresse le roi comme ami de la justice et de la clémence. C’est une occasion qui peut servir à calmer la malheureuse irritation qui existe en ce moment parmi les fidèles sujets d’Écosse. Il se trouvait dans ce peu

