– Une fière et rude femme ! disait un paysan dont les sabots faisaient sur le pavé autant de bruit qu’un cheval bien ferré. – Elle est allée à son maître avec son nom dans la bouche, dit l’autre ; faut-il que le pays soit infecté de sorcières et de chiennes qui viennent de cette Écosse ! Moi je dis : Prenez et noyez. – C’est vrai, voisin Tramp ; morte la bête, mort le venin. Qu’on pende toutes les sorcières, et il n’y aura plus tant de désastres dans le pays. Savez-vous que la maladie est dans mes bestiaux depuis deux mois ? – Et mes deux garçons qui sont malades depuis six semaines ? – Taisez-vous, mauvaises langues ! dit une vieille femme qui passait près d’eux en boitant tandis qu’ils s’étaient arrêtés pour causer à quelques pas de la voiture ; ce n’était pas une sorcière ; elle a é

