Ash se force à inspirer, recherche l’air tel un nageur en apnée qui rejoint la surface après un plongeon profond, et le trouve, enfin. Ce qui la conforte dans son verdict : pas de virus, pas de poison ! Puis elle se retourne, usée de devoir lutter seule avec elle-même, cher-chant de l’aide. — Revenez, repliez-vous ! hurlent les deux hommes placés en retrait, là-bas. S’ils semblent choqués, eux aussi sont toujours en état de réagir. Elle pressent que de là où ils sont, à distance de sécurité, ils ont plus ou moins perçu ce qui vient de se produire. Eux aussi l’ont ressentie, cette décharge mentale qu’elle a reçue de plein fouet, et qui l’a mise à genoux. Mais ils n’ont pas été atteints. Ou alors très peu, beaucoup moins, protégés par la distance. Que s’est-il passé ? Question inutile. El

