XIVVers deux heures de l’après-midi, une b***e de touristes anglais, guidée par un cicérone, visitait les ruines de Pompeï ; la tribu insulaire, composée du père, de la mère, de trois grandes filles, de deux petits garçons et d’un cousin, avait déjà parcouru d’un œil glauque et froid, où se lisait ce profond ennui qui caractérise la race britannique,l’amphithéâtre, le théâtre de tragédie et de chant, si curieusement juxtaposés ; le quartier militaire, crayonné de caricatures par l’oisiveté du corps de garde ; le forum, surpris au milieu d’une réparation ; la basilique, les temples de Vénus et de Jupiter, le Panthéon et les boutiques qui les bordent. Tous suivaient en silence dans leur Murray les explications bavardes du cicérone et jetaient à peine un regard sur les colonnes, les

