Chapitre 6 Une chaleur estivale était tombée depuis quelques jours sur la baie d’Audierne. Si les touristes ne boudaient pas leur plaisir, les autochtones non plus. Quoique, de si hautes températures, sur le bout du nez du vieux continent souvent enrhumé, il n’y a pas de honte à le dire, avaient quelque chose de suspect. En ce mercredi 10 juillet, à une heure matinale, Hermeline Choiseul décida d’aller prendre un bain de mer. Elle plaça le fauteuil roulant à l’intérieur de sa voiture automatique qui ne demandait aucun effort de conduite. En chemin, elle décida de s’arrêter place de la Liberté. De loin, elle avait aperçu son ami Bruno. Il sortait, sur le trottoir, les tourniquets de cartes postales. Cette apparition lui rappela qu’elle n’avait plus rien à lire. Elle mettait son clignotant

