Aila se sentit gênée. Elle désirait juste le payer quinze arsequins et non l’obtenir gratuitement. Il fallait bien que ce brave vendeur gagnât sa vie… — Salutations, Gatus Koui. Je ferai part de votre cadeau au souverain, je vous en donne ma parole. Le vieil homme lui tendit avec fierté le kenda qu’elle empoigna. Elle le salua et sortit dans la rue où elle vit la jeune Wallane qui l’attendait sagement, au côté de Lumière. — Vous aviez raison, l’histoire est loin d’être celle que j’avais imaginée… — Que comptez-vous faire, Lomaï ? — Je vous accompagne au château pour me livrer. Mère aurait été horrifiée par l’erreur que j’ai commise. Elle était fière et honnête et je ne veux pas entacher son souvenir en me comportant lâchement. — Venez, je vous emmène. Nous irons parler ensemble au

