La suite du récit de Vincent troubla profondément la jeune femme, et non seulement parce qu’elle se sentait exclue de ce monde ésotérique auquel souscrivait cet homme pour qui elle commençait à ressentir autre chose qu’une banale amitié. — Lucie, comme naguère le Padre Pio ou d’autres mystiques, avait reçu la grâce de pouvoir s’entretenir avec son ange gardien… Non, Hanna ! Ne lève pas comme cela les yeux au ciel ! Écoute… Cette vieille dame, si humble et à la fois si extraordinaire, connaissait la date de sa mort. Elle me l’a dite… Elle savait aussi qu’elle serait assassinée et l’acceptait… C’est pour cela qu’elle m’a parlé de pardon… Son dernier souci, sur terre, a été de sauver, dans ses prières, l’âme de son meurtrier… — Tu plaisantes, j’espère ! fit Hanna, parcourue de frissons… *

