1Étendue sur un tapis verdoyant et fraîchement tondu, je me laissais progressivement aller à la somnolence. Tandis qu’un léger vent tépide caressait mon front battu de fatigue, une escarpolette pendue au gros pin de l’arrivée produisait non loin de là un agréable crissement. J’étais bien. C’est alors qu’une voix tendue me fit sursauter. Je me redressai lentement sur un bras. — Sandro vient de téléphoner, fit Maria comme elle avançait vers moi. Il rentrera très tard, car son ami Pepe lui a demandé de passer chez lui après le service. — Ah bon. — Au fait, je crois que ton copain est réveillé, ajouta-t-elle sur un ton d’agacement. Laurent apparut au même instant ; les joues froissées et les paupières enflées. Il fit un grand sourire à Maria, puis vint s’asseoir à côté de moi. — Quel

